Le sapin de Noël fait le bonheur des producteurs et des familles


La demande des sapins naturels est toujours présente à la grande joie des producteurs. Photo gracieuseté de l'Association des producteurs d''arbres de Noël.

Par Lucas Pilleri
redaction@journalagricom.ca


La saison d’hiver est un bon cru cette année pour les producteurs de sapins ontariens, qui prévoient des ventes accrues et des prix légèrement à la hausse. Et l’autocueillette remporte un succès croissant auprès des familles qui se retrouvent pour un moment de convivialité autour de l’arbre à aiguilles.

Les conditions météorologiques, rendant parfois la récolte difficile, n’empêcheront pas une belle saison pour les sapins de Noël. «Avec le froid, la neige ou la pluie, on récolte moins d’arbres par jour et il peut y avoir du retard pour certaines livraisons», avise Larry Downey, président de l’Association canadienne des producteurs d’arbres de Noël.

Mais il en faudra plus pour dissuader les gens de se procurer leur conifère fétiche. Le 1er décembre marque d’ailleurs la Journée nationale de l’arbre de Noël, l’occasion de célébrer l’industrie. «C’est notre jour de l’année le plus occupé, indique Shirley Brennan, directrice générale des Producteurs d’arbres de Noël de l’Ontario. Plusieurs activités ont lieu sur les exploitations qui reversent souvent une partie de leurs ventes à des associations à but non lucratif.»

Une production florissante

Environ 2,5 millions d’arbres de Noël sont produits chaque année au Canada, et 90 % de la production est exportée, faisant du pays le plus gros exportateur d’arbres de Noël naturels au monde. Si le Québec, la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick sont les plus gros producteurs, l’Ontario n’a pas à pâlir.

En effet, la province a exporté pas moins de 23 000 arbres de Noël en 2016, surtout vers les États-Unis, générant quelque 474 000 dollars. Une production qui s’appuie sur ses 524 fermes, un record au pays.

Parmi les variétés les plus populaires figurent l’épinette, le sapin baumier, le sapin noble ainsi que les sapins Fraser et Douglas. En moyenne, il faut débourser 55 dollars pour un arbre de Noël, «mais tout dépend de la taille et de l’endroit», note Shirley Brennan. En outre, les petits arbres de 60 à 90 centimètres de haut ont de plus en plus la cote, notamment auprès des familles vivant en appartement.

Une tradition familiale

La demande de sapins naturels tient bon face à l’arbre synthétique made in China. En témoignent les nombreuses exploitations ontariennes proposant l’autocueillette. À Limoges, après 33 ans d’exploitation sur leur sapinière Edge Forest Farms, Diane et Guy Brunet s’apprêtent à prendre leur retraite. «C’était une belle expérience, raconte Diane. Je me rappelle quand mon mari a voulu commencer : je ne voulais pas ! Puis, après la première saison, je me suis dit que c’était la bonne chose à faire.»

Depuis leur ouverture, le couple a connu jusqu’à trois générations de clients. «Les enfants de nos premiers clients viennent maintenant avec leurs propres enfants!», se réjouit-elle. Véritable tradition familiale, la cueillette du sapin de Noël constitue un grand moment pour les Ontariens. Pour quelques dizaines de dollars, parents et enfants peuvent jeter leur dévolu sur l’arbre de leur choix qui illuminera le foyer pour les festivités de Noël, profitant du même coup d’un feu de camp et d’un chocolat chaud offerts par les Brunet.

Yvon Brabant constate le même engouement à Casselman sur son exploitation de 9 000 sapins baumiers et Fraser, de pins blancs et d’épinettes blanches et bleues. «L’autocueillette est une activité de plus en plus prisée, observe-t-il. On a parfois des familles de douze! On est heureux de voir tout ce monde-là. Ça attire beaucoup de jeunes familles. Les gens viennent chercher un arbre et repartent avec le sourire en prime.»

Le cultivateur donne aussi de bons conseils pour conserver son arbre le plus longtemps possible : «Ne pas attendre plus de quatre heures après la coupe pour le mettre dans un seau d’eau, ne pas couper à plat mais en biseau, lui donner de l’eau tiède dans un bocal de 4 litres, et le tenir loin des sources de chaleur.» En suivant ces procédures, les familles peuvent espérer conserver leur beau sapin jusqu’à six semaines.

Mais la coupe du sapin n’est jamais la seule activité au programme dans l’autocueillette. Glissade en traîneau, dégustation de patate chaude, chocolat chaud et sirop d’érable, le tout bercé par la musique des fêtes, font aussi partie des joies de la tradition. «On s’assure que les gens ont une belle expérience», résume Yvon. Cueillir son sapin en famille est résolument une belle aventure familiale, et à prix abordable !

 

 

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