Volume 31 Numéro 06 Le 8 novembre 2013

L’Erie Innovation and Commercialization n’est plus


Photo ILessard

Josianne Haspeck

Par Josianne Haspeck
Collaboratrice
info@journalagricom.ca


L’Erie Innovation and Commercialization a cessé toutes ses activités le 31 octobre, moins de cinq ans après sa fondation. L’organisme tire sa révérence puisqu’il n’avait plus le financement assuré nécessaire pour poursuivre ses activités.

Fondé en 2009, Erie Innovation and Commercialization jouait un rôle important dans la communauté agricole, notamment pour les producteurs de lavande, de la biomasse et du vin.

Né d’un partenariat entre l’industrie, le monde universitaire, les organismes gouvernementaux et non gouvernementaux, son objectif était de suivre une approche régionale vers la diversification  de l’agriculture dans le centre-sud de l’Ontario afin d‘assurer une stabilité économique et durable du secteur.

« C’est une mauvaise nouvelle. Nous étions un organisme vraiment unique. Je ne pense pas que la décision pourra être révoquée », indique John Kelly, vice-président d’Erie Innovation and Commercialization. Depuis la diffusion du communiqué de presse annonçant la fin de l’organisme, plusieurs ont affirmé être déçus d’apprendre cette nouvelle et ont salué les progrès apportés par l’organisme.

Celui-ci avait également pour mission d’exploiter le potentiel des régions et devenir un acteur économique de choix pour la ruralité de l’Ontario et du Canada. Il devait devenir un partenaire stratégique pour le développement constant de la région afin qu’elle soit compétitive. « Nous avions rédigé une stratégie en 2009 visant le développement de produits alimentaires, l’environnement, l’économie, etc. Nous avons tout fait ça. Il y a certainement plus à faire encore, mais nous n’avons pas été capables d’arriver avec du nouveau financement. C’est le problème-clé », explique-t-il.

Sur les quatre dernières années, Erie Innovation and Commercialization a fonctionné avec moins d’un million de dollars, mais a permis «d’apporter et de soutenir» des investissements d’une valeur de plus de quatre millions de dollars, selon M. Kelly.

Financé par l’Agricultural Adaptation Council et une douzaine de partenaires, l’organisme a dû mettre une croix sur son avenir, car l’investissement de ceux-ci était tributaires à ce qu’on ait du succès avec le programme Cultivons l’avenir 2, ce qui n’a pas été le cas, mentionne M. Kelly.

L’organisme a notamment joué un rôle important pour le marché de la lavande. Au cours des dernières années, le petit groupe d’étude est devenu une association provinciale. « C’est avec une profonde gratitude que nous reconnaissons les contributions du Erie Innovation and Commercialization à l’Ontario Lavender Association. Son apport guidera notre avenir », soutient Anita Buehner, présidente de l’Association et productrice de pommes, de raisins et de lavande.

L’organisme a aidé à développer l’accès à divers marchés, au secteur parapublic et la commercialisation de la biomasse, pour ne nommer que celles-là. « Particulièrement au cours des quatre dernières années, Erie Innovation and Commercialization est devenu le fil conducteur et le soutien de nombreuses nouvelles initiatives à travers le sud de l’Ontario, incluant l’Ontario’s South Coast Wineries and Growers Association. Nous sommes désolés que l’organisme cesse ses activités spécialement quand de tels efforts sont nécessaires au développement de l’Ontario rural. Nous espérons que cette décision pourra être reconsidérée afin de poursuivre ces importants efforts à une période où de nouvelles visions, expériences et collaborations sont requises », a déclaré Mike McArthur, président de l’Ontario South Coast Wineries and Growers Association.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *