Volume 31 Numéro 09 Le 20 décembre 2013

Les boîtes aux lettres rurales resteront


Les citoyens ruraux pourront continuer de récupérer leur courrier dans leur boîte aux lettres en bordure des routes. Les modifications annoncées au service postal de Postes Canada, le 11 décembre, ne devraient pas les affecter directement, si ce n’est que dans le prix d’achat d’un timbre.

Aux prises avec un important déficit financier, Postes Canada a annoncé qu’elle mettrait fin à la livraison à domicile dans les milieux urbains. Ainsi, d’ici cinq ans, 5,1 millions de résidences canadiennes recevront leur courrier dans des boîtes postales communautaires afin de permettre à la société de réaliser des économies importantes de l’ordre de 400 à 500 millions $ par année.

Cette réforme « n’aura aucune incidence pour les deux tiers des ménages canadiens, qui reçoivent déjà leur courrier et leurs colis dans une boîte postale communautaire, une boîte postale multiple ou une boîte aux lettres rurale », a indiqué l’entreprise dans un communiqué de presse.

Cependant, là où la réforme majeure annoncée par Postes Canada aura un effet sur les résidents ruraux c’est dans le prix des timbres. À compter du 31 mars prochain, le prix à l’unité grimpera de 0,63 $ à 1 $, alors qu’il sera possible de réaliser une économie en les achetant à la carte ou en se procurant un rouleau complet. Ils reviendront 0,85 $ chacun.

Postes Canada affirme que ces changements étaient nécessaires pour éviter des pertes financières d’un milliard $ d’ici 2020, selon les chiffres d’une étude du Conference Board du Canada. L’utilisation accrue des communications électroniques et de la facturation en ligne serait responsable de l’instabilité financière de l’entreprise.

En revanche, son service postal s’est trouvé à gérer davantage de colis au cours des dernières années grâce à la hausse de la popularité des achats en ligne.

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