Volume 31 Numéro 22 Le 15 août 2014

Les GFO pourraient accueillir les producteurs d’avoine et d’orge


Les rendements de l’orge et de l’avoine ont pris du retard depuis une vingtaine d’années en raison de l’absence de recherches axées sur ces grains.

Isabelle Lessard

Par Isabelle Lessard
Rédactrice en chef
redaction@journalagricom.ca


Les producteurs d’avoine et d’orge pourraient se joindre à l’association des Producteurs de grains de l’Ontario (GFO) cette année. Un vote sur la question de l’adhésion à cet organisme est prévu cet automne et pourrait amener cette industrie à accroître ses rendements et à faire de nouvelles percées agronomiques.

Les GFO ne représentent que les 28 000 producteurs ontariens de maïs, de blé et de soya à l’heure actuelle.

Un groupe d’agriculteurs ontariens, qui ont créé le Oat and Barley Representation Committee, mène une campagne pour inciter les producteurs de ces deux cultures commerciales à voter en faveur de l’adhésion aux GFO. Il n’existe actuellement aucun organisme qui les représente depuis de nombreuses années.

Ceux qui tentent de mener à terme le projet sont en fait les anciens membres du conseil d’administration du Ontario and Barley Council of Ontario, qui a disparu il y a quelques années par faute de financement.

« L’idée est d’être capable de collaborer avec les autres associations et de générer des fonds pour mener à terme des projets de recherche. Les GFO agiront aussi à titre de porte-parole pour les producteurs d’orge et d’avoine au besoin », explique l’instigateur de l’initiative et président du comité, Craig Martin.

Ce dernier explique que les rendements de l’orge et de l’avoine ont pris du retard depuis une vingtaine d’années en raison de l’absence de recherches axées sur ces grains. Des études sur la génétique, le développement de nouvelles variétés et des recherches agronomiques seront nécessaires pour augmenter à long terme les rendements de l’avoine et de l’orge.

M. Martin ne s’attend cependant pas à ce que ces recherches augmentent directement le prix des grains à court terme, mais une augmentation à long terme des rendements aura un effet sur le revenu qu’en tirent les agriculteurs, une industrie évaluée à 82 millions $.

« Ça prend du temps pour faire de l’amélioration génétique et des avancées agronomiques, de même que pour faire du développement de marché », soutient-il.

Des frais de 1,20 $ par tonne pour l’orge et de 1,50 $ par tonne pour l’avoine seront prélevés au moment de la livraison à un silo-élévateur en guise de droits de permis pour financer les recherches et autres opérations. Par ailleurs, les ventes à la ferme et vendues directement entre agriculteurs seront exemptées de cette cotisation.

Il se cultive plus de 258 000 acres d’avoine et d’orge en Ontario, pour un rendement total de 400 000 tonnes.

Les producteurs intéressés par l’initiative peuvent s’inscrire pour recevoir la trousse de vote.

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