Volume 33 numéro 14 Le 25 mars 2016

Les micro-ordinateurs agricoles


Crédit photo: iStock

Nicolas Witty-Deschamps

Par Nicolas Witty-Deschamps
Chroniqueur
info@journalagricom.ca


Les réseaux sociaux envahissent de plus en plus notre vie et le milieu agricole. Plusieurs les utilisent pour se tenir à jour des dernières tendances et nouveautés agricole. Voici une autre facette que j’ai découvert récemment avec Facebook. Les groupes d’agriculteurs auto-développeurs. Que ce soit dans le domaine de l’amélioration d’agroéquipement ou encore dans les domaines de la haute technologie et de l’automatisation agricole, de plus en plus d’agriculteurs et passionnés de technologie se regroupent sur Facebook afin de développer et partager leur expérience dans ces domaines. L’open source est à la base de ces groupes. De même, certains groupes offrent des formations aux non-initiés qui désirent apprendre pour développer leur propre concept sur leur ferme. En ce qui concerne le volet technologie et automatisation, beaucoup de ces groupes se développent autour des petits ordinateurs programmables. Les plus populaires sont le Raspberry Pi et l’Arduino. Les deux utilisent des langages de programmation suffisamment simples et complets pour développer et automatiser diverses tâches allant de faire clignoter de petites lumières DEL, effectuer des calculs et des réglages de types automates, jusqu’à la conduite d’équipement agricole par le biais GPS/RTK sans assistance. Ces micro-ordinateurs de la grosseur d’un jeu de carte sont en train de créer une petite révolution dans le domaine agroalimentaire de par leur faible coût et leur facilité d’accès et de programmation en plus d’être très performants et polyvalents pour leur petite taille. La preuve du succès est sans contredit l’avènement de corporation comme Microsoft et d’autres géants de l’informatique ainsi que certains acteurs des secteurs agricole et agroalimentaire qui tendent à rendre accessible leur logiciel en format allégé afin de pouvoir être installé sur ces petits modules programmables ou encore,  qui  utilisent directement ces modules dans leurs panneaux de contrôle.

Capteur de semence basé sur la fibre optique

La fibre optique est bien connue pour son utilisation en réseau de communication tel Internet à très haut débit. Mais une équipe de chercheurs japonais a mis au point un nouveau capteur basé sur l’utilisation de la fibre optique afin d’estimer en temps réel le débit de semence dans un semoir en ligne. Associé à un capteur, l’algorithme traite le signal qui a été mis au point et testé sur un semoir en condition d’utilisation normale. Cet algorithme permet de corriger certains effets inhérents aux conditions de travail particulièrement difficiles, par exemple sur un terrain accidenté. L’intérêt du capteur repose sur un principe de mesure optique ultra rapide. Les résultats montrent que dans 98 % des cas testés, le capteur permet de connaître avec une précision déconcertante le débit massique des graines semés. Ce type de capteurs pourrait-être commercialisé d’ici quelques temps afin d’accroître la précision et le taux de semences réel au champs peu importe les conditions de semis.

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