Le 7 avril 2004

« Les Noces d’Antoine et Corine » ? un triomphe!

Par Chantal Quirion


Dans l’ordre habituel, le président du comité des célébrations du 75ième, Étienne Séguin, les auteurs de la pièce, Jean-Marie et Lucie Séguin, ainsi que Julie Henri, la metteure en scène, qui a aussi collaboré au scénario. Photo C.Quirion.

Au-delà de toutes attentes, la pièce, Les Noces d’Antoine et Corine, a littéralement soulevé son auditoire. La distribution formée essentiellement d’amateurs a livré une prestation s’apparentant au niveau professionnel qui comme une étincelle, a allumé un sentiment intense de fierté et d’appartenance. « Je suis très fière de constater que notre patrimoine est aussi bien conservé », confie Claire Péladeau à Agricom.

Après deux heures et demie de représentation, les spectateurs en demandaient encore. Avec cette grande première, le 75ième de l’Union des cultivateurs franco-ontariens (UCFO) restera pour plusieurs, un événement inégalé.

Lors de cette première représentation à Embrun, le 27 mars dernier, les musiciens, les choristes, les chanteurs et les comédiens ont livré une performance extraordinaire. « Tout était roulé au quart de tour! », s’est exclamé André Chabot, lui-même comédien dans la pièce.

Pourtant, la metteure en scène avait encore bien des inquiétudes avant le lever du rideau: « Lors de la dernière pratique générale, il restait encore une foule de petits détails à peaufiner. On ne se sentait pas encore vraiment prêt, raconte-t-elle. Mais avec le tract, les gens sont si tendus, qu’ils se surpassent tant ils ne veulent pas se tromper », ce qui est un phénomène normal qui a ses bons côtés nous dit-elle.

Partout ce sont les mêmes commentaires enthousiastes: « Seuls des superlatifs peuvent être employés pour décrire cette pièce », déclare le président d’honneur du 75ième, Pierre Glaude. À observer les réactions éloquentes du président de l’Union des producteurs agricoles, Laurent Pellerin, qui a honoré l’UCFO de sa présence, nul doute qu’il a apprécié sa soirée.

Claire Péladeau en tant que spectatrice, dit encore: « C’est vraiment venu me chercher dans mes émotions, ça m’a permis de me rappeler beaucoup de beaux moments de ma jeunesse ». Elle avoue que la scène sur l’interdiction d’enseigner en français est venue lui tirer quelques larmes la replongeant dans des souvenirs reliés à son père très impliqué dans la cause du fait français.

Le choix des pièces musicales et leur interprétation a fait l’objet de plusieurs éloges. En terminant avec l’oeuvre de Brian St-Pierre, « Mon beau drapeau », le rideau est retombé, laissant l’atmosphère empreint d’une émotion si intense, qu’on aurait pu la couper au couteau.

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