Volume 31 Numéro 08 Le 6 décembre 2013

Les pomiculteurs pourraient augmenter leur rentabilité


En suivant neuf recommandations, les pomiculteurs ontariens pourraient facilement arriver à augmenter leur rentabilité, selon une étude. Photo ILessard

Josianne Haspeck

Par Josianne Haspeck
Collaboratrice
info@journalagricom.ca


Une récente étude a permis d’établir que les producteurs de pommes auraient les moyens d’augmenter leur rentabilité en appliquant neuf recommandations plutôt simples. Conclusion : il faut saisir les meilleures occasions qui leur sont offertes.

D’après une récente étude du Value Chain Management Centre, réalisé conjointement avec la Norfolk Fruit Growers’ Association (NFGA), les producteurs de pommes de l’Ontario pourraient augmenter leur rentabilité en saisissant les meilleures occasions en ce qui a trait à la production, la classification, l’emballage, le marketing et la vente au détail de leurs fruits. L’idée derrière ce projet était d’identifier ces occasions, en utilisant à meilleur escient l’information déjà en main pour prendre des décisions plus judicieuses, confirme Thomas M. O’Neill, directeur général de la NFGA. « J’ai été un peu surpris par les résultats. Nous constatons qu’il y a plus de bénéfices possibles que l’on avait imaginé », affirme-t-il.

L’étude Collaborating to Increase the Profitability of Ontario Apple Growers, publiée ce mois-ci, démontre comment l’information et les systèmes de traçabilité permettent de prendre des décisions de gestion en connaissance de cause menant vers des revenus accrus pour les producteurs. Elle permet également de constater que les producteurs, les emballeurs et les détaillants peuvent réduire leurs coûts de différentes façons qui ne seraient pas possibles de réaliser autrement.

Selon M. O’Neill, il existe une tonne d’informations rassemblées tout au long de la chaîne de valeur et les utiliser à meilleur escient aidera les producteurs et les expéditeurs à mieux servir le marché avec les produits appropriés.

L’étude conclut d’ailleurs que les liens unissant les producteurs, la NFGA et les détaillants ne sont pas établis stratégiquement pour permettre de développer des processus novateurs et d’enligner les décisions de gestion avec les demandes du marché.

On affirme également que la majorité des facteurs touchant à la production de pommes surviennent dans le verger. On y lit que les emballeurs ne peuvent pas transformer une pomme de mauvaise qualité en succès marketing.

Parmi les neuf recommandations, aucune ne demande des coûts d’implantation élevés, mais les bénéfices escomptés sont grands. On suggère entre autres d’établir ce que les détaillants payeront comme prime selon la variété, ses attributs et la demande prévue. On conseille également d’établir un programme d’amélioration continue au sein des membres pour atteindre un rendement de référence.

« On va commencer le processus de tout ça en 2014. Certaines recommandations seront prises collectivement, d’autres de façon individuelle. C’est encourageant pour les producteurs, je pense. En se fixant des cibles, on peut atteindre des objectifs », conclut-il.

L’étude peut être consultée sur le site Internet du Value Chain Management Centre.

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