Volume 28 Numéro 20 Le 15 juin 2011

Les premières fraises sont arrivées, mais coûteront plus cher


Par Isabelle Lessard, journaliste
info.agricom@lavoieagricole.ca


Rouges, juteuses et sucrées à point, elles sont déjà prêtes pour la cueillette, au grand bonheur des consommateurs qui les attendaient avec impatience. Les fraises de l’Ontario ont déjà commencé à faire leur apparition dans les kiosques de fruits et légumes, mais il faudra attendre quelques jours encore avant qu’elles n’embellissent les tablettes des épiceries et des marchés locaux avec leur couleur éclatante.

Les producteurs de fraises à jours neutres et ceux utilisant des mini-tunnels ont en effet débuté la récolte depuis la première fin de semaine de juin, mais la fraise d’été ne sera pas prête avant la fête des Pères, voire plus tard dans certaines régions.

Tardive, mais de qualité supérieure

Comparativement à l’année passée, les retards accumulés sont considérables, mais selon l’Ontario Berry Growers Association (OBGA), le début de la récolte des fraises ne serait que quelques jours plus tard que la normale.

Les producteurs de fraises de l’Ontario craignaient en début de saison que les températures froides et l’abondance de pluie ne compromettent les récoltes cette année, mais ils semblent avoir échappé à ce sort. La saison a certes été retardée, mais les petits fruits n’ont pas subi trop de dommages, selon l’OBGA..

Au contraire, Monsieur Jacques Lamoureux, propriétaire des Jardins Lamoureux, affirme que cette saison, la récolte sera supérieure en terme de quantité et de qualité. « C’est une meilleure année que 2010. C’est principalement dû à l’abondance de pluie qui a favorisé la production », explique le cultivateur.

Hausse des coûts à prévoir

Comme la majorité des denrées alimentaires, le prix subira toutefois une hausse cette année. L’utilisation de fongicides a été plus importante étant donné la quantité d’eau qui a tombé au sol, ce qui risque de se répercuter sur le prix des fraises.

Selon monsieur Lamoureux, une augmentation du prix de 10 à 20 p. cent est à prévoir. « Un casseau de quatre litres se vendra environ 7,50$ à 8$, contrairement à 7$ l’année passée. Avec l’augmentation du coût de l’essence, des pesticides, des engrais, des salaires des travailleurs et l’utilisation de fongicides, c’est inévitable », soutien-t-il.

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