Volume 28 Numéro 22 Le 3 août 2011

Les vertus de l’achat local

Simon Durand

Par Simon Durand
Directeur général de l'Union des cultivateurs franco-ontariens
sdurand@ucfo.ca


Je prêche probablement dans un terreau très fertile et dans un groupe de convaincus; si seulement plus de consommateurs lisaient l’Agricom.

L’achat local, l’achat de notre production, par la population est tellement un levier de développement économique puissant.  En plus d’offrir des produits plus frais, d’excellente qualité et répondant aux standards de production parmi les plus élevés au monde, les fermes génèrent des emplois, paient des taxes et investissent à leur tour une grande partie de leur chiffre d’affaires dans d’autres fournisseurs près de chez eux.

Nos fournisseurs, vétérinaires, quincailleries, semenciers, concessionnaires de machinerie, comptables, sont tous près de chez nous. Combien de milliers de dollars chacun d’entre nous investit-il dans ces autres entreprises? Je ne connais pas beaucoup de fermes du Mexique qui paie leurs taxes en Ontario ou qui investissent autant en Ontario. Pourtant nous importons et consommons leurs produits en grande quantité, même s’ils sont loin d’avoir les mêmes exigences de production que nous.

Que faire pour encourager le consommateur à acheter et à demander nos produits locaux à l’épicerie ? Il semble que la qualité supérieure de nos produits ne suffise pas…

On parle beaucoup et on investit de grosses sommes dans des systèmes de traçabilité, mais y-a-t’il une meilleure traçabilité que de visiter une ferme? Que de connaître la façon dont notre alimentation est produite? Que d’avoir une relation de confiance avec un agriculteur fier de sa production? Félicitation à Équiterre pour le travail qu’ils font avec le concept de fermier de famille et l’agriculture soutenue par la communauté.

J’appui fortement le gouvernement dans sa campagne Ontario Terre nourricière, mais il reste tant à faire pour convaincre les consommateurs qu’il n’y pas que le prix qui compte et que leurs choix quotidiens à l’épicerie sont lourd de conséquences.   

En espérant qu’avec le programme Ontario Terre nourricière, des projets d’achat local et de visites de fermes comme celui d’Agritour, une bonne identification de nos produits et un peu de marketing bien ciblé, nous finirons par convaincre nos consommateurs de la vraie valeur de nos produits.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *