Volume 32 Numéro 08 Le 5 décembre 2014

L’Ontario gagne 4% de quota de poulet supplémentaires


Le Canada compte 2 660 producteurs de poulet, dont 1100 sont situés en Ontario.

Isabelle Lessard

Par Isabelle Lessard
Rédactrice en chef
redaction@journalagricom.ca


Les provinces canadiennes ont signé une entente « historique » qui modifiera l’attribution de quota en fonction de plusieurs nouveaux critères, dont plusieurs sont à l’avantage de l’Ontario. Il en résulte donc que les Producteurs de poulet de l’Ontario se verront allouer une hausse de 4% des quotas au cours de la prochaine période de production.

Les 1 100 producteurs ontariens se partageront 53,5 millions kg de poulet pour la prochaine période de production, comparativement à 51,4 millions kg à pareille date l’année précédente.

La signature d’une nouvelle entente d’allocation chez les Producteurs de poulet du Canada (PPC) est l’aboutissement de six longues années de négociation houleuses entre les provinces, mais dont le dénouement réjouit les producteurs d’un océan à l’autre, assure le directeur général des  PPC, Mike Dungate.

« C’est un moment historique pour nous », se réjouit-il.

À la fin 2013, les pourparlers avaient achoppé lorsque l’Alberta s’était retirée du système canadien de gestion de l’offre avicole, insatisfaite de la direction que prenaient les discussions. La province, qui a le plus fort taux de croissance démographique au pays, voulait que l’attribution des nouveaux quotas soit significativement plus axée sur la démographie des provinces, mais ses homologues n’étaient pas prêts à accorder autant d’importance à ce seul facteur.

Ce n’est qu’en juillet dernier que les associations provinciales en sont venues à une entente de principe et ont procédé à la signature après avoir fait quelques dernières corrections.

La part de la croissance du quota qui revenait à chacune des provinces était autrefois calculée et attribuée en fonction leur historique de production. Ainsi, ce calcul comptera dorénavant pour 45 %  de l’addition, alors que les 55 % restants tiendront compte des sept facteurs suivants :

  1. Croissance démographique. Une province en plein développement, comme l’Alberta, aura un avantage significatif sur les provinces maritimes, où le taux de croissance de la population est plus faible.
  2. Croissance du PIB. Seules les données de la ristourne de la main-d’œuvre seront prises en comptes.
  3. Croissance du taux d’inflation. Plus le taux d’inflation d’une province sera faible, plus elle sera avantagée.
  4. Coûts d’opération. Par exemple, un prix de la moulée peu cher sera un avantage pour les provinces.
  5. Taux d’utilisation du quota alloué. Les provinces qui sont en mesure d’utiliser leur quota à leur plein potentiel sont avantagées lors de l’allocation suivante.
  6. Surtransformation. Les provinces qui ont une forte industrie de la surtransformation du poulet se verront allouer plus de quota puisque leurs produits seront distribués à travers le pays.
  7. La proportion du quota alloué versus le poids démographique.

Un calcul plus juste
Bien que certaines provinces s’en tirent à meilleur compte que d’autres, selon le nouveau calcul d’attribution de la croissance, les PPC assurent qu’il s’agit d’un calcul plus fidèle à la réalité vécue dans chacune des régions.

« Aucune province ne sera avantagée ou désavantagée [avec le nouveau système d’attribution des quotas], assure le directeur général. Nous n’avons pas une balle de cristal. Ça dépendra de la performance des provinces dans l’avenir. »

L’allocation provinciale est établie 14 semaines avant le début d’une période afin de donner à l’industrie suffisamment de temps pour commander les poussins. Les montants sont déterminés par le conseil d’administration des PPC, formé d’un représentant de chaque province, deux représentants de l’industrie de la transformation, un représentant de l’industrie de la surtransformation et un représentant des restaurateurs.

Une année compte 6,5 périodes de production qui durent huit semaines chacune. M. Dungate explique que l’augmentation nationale moyenne pour la période A-129, débutant le 22 février et se terminant le 18 avril 2015, sera de 3,5%. L’Ontario pourra augmenter sa production de 4 %, le  Québec 3,2 %, Alberta 5,4 % et toutes les autres provinces sont moins de 3,5 %.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *