Volume 30 Numéro 22 Le 16 août 2013

Lutter contre le panais sauvage


Gilles Quesnel

Par Gilles Quesnel
Ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation de l'Ontario
gilles.quesnel@ontario.ca


Le panais sauvage est une mauvaise herbe courante dans l’est de l’Ontario et il se propage dans de nombreuses autres régions de la province. Cette plante bisannuelle ou vivace de courte durée (figure 1) n’est pas aussi connue que la berce du Caucase, mais la sève des deux plantes présente certains composés chimiques identiques (furocoumarines). Lorsque ces composés entrent en contact avec la peau, ils provoquent des ampoules ou des éruptions graves qui ressemblent à des brûlures.

Le panais sauvage pousse principalement au bord des routes, dans les lisières des champs, dans les pâturages et, dans une moindre mesure, le long des champs cultivés.

Les brûlures associées au panais sauvage diffèrent des éruptions causées par l’herbe à puce. La sève du panais sauvage provoque une réaction qui découle de la destruction des cellules de la peau, tandis que l’herbe à puce produit une réaction allergique cutanée. Vous trouverez de plus amples renseignements sur la biologie du panais sauvage à weedinfo.ca (http://bit.ly/KWmR6w).

Mesure de lutte
La lutte mécanique contre le panais sauvage s’effectue en coupant la plante juste sous la surface du sol. Si le fauchage peut réduire la production de graines, il ne détruira pas la plante ni ne réduira un peuplement de panais sauvage déjà établi.

Le glyphosate maîtrise efficacement le panais sauvage, mais il détruit aussi toute la végétation touchée par la solution pulvérisée et met ainsi le sol à nu, ce qui entraîne d’ordinaire l’établissement de nouvelles mauvaises herbes, l’érosion du sol et la déstabilisation des berges des fossés.

Des essais sur le terrain ont été menés par le MAAO et le MAR en vue d’évaluer l’efficacité d’un certain nombre d’anti-dicotylédones susceptibles de maîtriser le panais sauvage sans nuire aux graminées se trouvant dans la partie inférieure du couvert végétal. Le tableau 1 présente un résumé du pourcentage de maîtrise apparente du panais sauvage obtenu grâce à divers herbicides appliqués en juin, en août et en octobre.

Il convient de noter que l’efficacité de certains produits a varié considérablement selon le moment de l’application. Les herbicides n’ont pas tous été évalués aux trois moments d’application.

Dans les essais réalisés, c’est Truvist qui a assuré la maîtrise la plus constante du panais sauvage (95 %). Truvist est actuellement soumis au processus d’examen réglementaire et devrait pouvoir être utilisé en Ontario plus tard au cours de l’année. De tous les herbicides actuellement offerts, c’est Clearview qui a assuré la meilleure maîtrise durant les essais.
Pour plus d’information sur ces produits et les doses permettant d’assurer la maîtrise du panais sauvage, voir la section Bords de route et sols non cultivés de la publication 75F du MAAARO, Guide de lutte contre les mauvaises herbes, accessible à www.omafra.gov.on.ca/french/crops/pub75/pub75toc.htm.

2 réflexions au sujet de « Lutter contre le panais sauvage »

  1. petit

    Bonjour,

    Depuis que j ai couper de l herbe en bort de route , j ai les jambes en feu toute gonfler avec des cloches d eau
    Pouvez vous me dire comment je dois me soigner,c est très pénible a supporter ,
    D’ avance je vous remercie

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  2. Journal Agricom

    Bonjour,

    Merci pour votre commentaire.

    Il est possible que ce soit toutes sortes de plantes qui vous aient causé ces problèmes aux jambes… L’herbe à puce semble la plus connue du grand public, mais il y a d’autres possibilités. Difficile de savoir laquelle sans avoir vu de photo, mais on parle beaucoup dernièrement de la berce du Caucase. Cette plante est très irritable pour les humains et les symptômes pour ceux qui sont en contact avec celle-ci ressemblent à ceux que vous décrivez. Vous trouverez plus d’informations à l’adresse : http://www.msss.gouv.qc.ca/sujets/santepub/environnement/index.php?berce-du-caucase

    Nous vous conseillons cependant de consulter un médecin immédiatement pour traiter vos plaies.

    Notez que nous ne sommes pas des experts dans l’identification de plantes et des spécialistes du ministère pourraient davantage vous aider à l’identifier correctement.

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