Volume 34 Numéro 08 Le 02 décembre 2016

Main d’oeuvre agricole étrangère, des changements attendus de longue date


Photo d'archives.

Par Agricom


La Fondation des Entreprises en Recrutement de Main-d’œuvre agricole étrangère (FERME) et ses quelques 900 membres se réjouissent de l’annonce faite la semaine dernière par le gouvernement du Canada d’abolir la règle de la durée cumulative des quatre ans.

« Le fait de pouvoir compter sur des travailleurs étrangers qui reviennent année après année pour contribuer à l’essor de l’agriculture et de l’agroalimentaire enlève un poids énorme aux employeurs qui doivent déjà tenir compte de l’imprévisibilité des conditions climatiques et de l’instabilité des prix », souligne Denis Hamel, directeur général de FERME. « Ceci sans oublier l’importance de venir gagner leur vie au Canada pour ces milliers de travailleurs qui dépendent de ce gagne-pain pour assurer une meilleure vie à leur famille », poursuit M. Hamel.

Selon FERME, cette règle, instaurée en avril 2011, constituait une menace sérieuse pour bon nombre d’entreprises saisonnières et œuvrant dans un secteur où la pénurie de main-d’œuvre est reconnue, les privant de leurs ressources humaines les plus expérimentées.

Depuis 2011, FERME mène une lutte acharnée visant à convaincre les autorités canadiennes du tort que cette règle cause au milieu agroalimentaire. Plusieurs autres organismes et associations auront tour à tour contribué à l’atteinte de cet objectif. Des efforts redoublés auront été mis en œuvre pour sensibiliser le gouvernement Trudeau, depuis son élection, à l’importance d’éliminer cette règle. FERME est fière d’avoir joué un rôle de premier plan et d’avoir imposé son leadership en sollicitant l’appui de nombreux députés fédéraux du Québec notamment celui de M. Jean-Claude Poissant dont l’implication est digne de mention, et de d’autres intervenants de l’industrie.

En plus de constituer une avancée extraordinaire pour l’industrie, cette annonce assure un soulagement de taille pour tous les travailleurs étrangers temporaires concernés. Le gouvernement a non seulement été à l’écoute réelle des intervenants, mais il a en plus fait montre de sensibilité à la réalité humaine des travailleurs, de bon sens, d’ouverture et de rigueur. Le gouvernement a su prendre une décision tenant compte du précieux équilibre entre les intérêts des entreprises et le bien-être des employés qui y travaillent.

La présence des travailleurs étrangers temporaires contribue à l’essor économique des fermes du Québec. Une étude récente a indiqué qu’en 2013, ces travailleurs ont été responsable d’une production agricole de l’ordre de 236 millions $ en valeur ajoutée. De cette somme, environ 32 millions $ ont été dépensés au Québec tandis que le reste, soit 72 millions $, a été transféré vers les pays d’origine, principalement le Mexique et le Guatemala. Les TET fournissent près de la moitié (47 %) des semaines de travail saisonnier et temporaire dans plusieurs secteurs agricoles primaires.

Une nouvelle ère s’ouvre donc, soit celle de la collaboration entre les acteurs gouvernementaux et les entreprises agroalimentaires. La saison 2017 sera sans doute bonne et fructueuse, d’autant que cette annonce contribuera à redonner confiance aux producteurs, un attribut essentiel à la croissance et au développement d’une agriculture forte et pérenne. « Nous souhaitons maintenant que le gouvernement donne rapidement suite aux autres recommandations du rapport HUMA, notamment l’allègement réglementaire, l’instauration du programme des employeurs de confiance et l’obtention du permis ouvert pour les travailleurs agricoles afin que l’ensemble du programme des travailleurs étrangers temporaires soit pleinement adapté aux besoins de l’industrie agroalimentaire » conclut Denis Hamel.

SOURCE F.E.R.M.E.

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