Volume 35 Numéro 20 Le 29 juin 2018

Marcel Moubarak, jardinier de l’espoir


Marcel Moubarak est un passionné de la culture maraîchère.

Par Chantal Quirion


Il vient d’obtenir son diplôme en Techniques agricoles – production végétale de l’IFRA. Marcel Moubarak est un passionné de la culture maraîchère. Cette passion, il la transmet à des patients de l’Hôpital d’Alexandria.

L’établissement de santé a recours à ses services pour mener à bien un projet de potager qui vise d’une part à alimenter les patients et le personnel avec des produits sains et frais et d’autre part à donner aux convalescents une arme contre la maladie. C’est bon pour l’âme, dit-il. C’est en tout cas la philosophie dans cet hôpital où l’on a décidé depuis 2011, d’investir dans le jardinage et tout particulièrement pour Louise Quenneville qui y travaille et qui est responsable du « dossier potager. »

« Louise a la vision qu’il y a un le lien entre la santé et la nourriture que nous mangeons. C’est elle qui est responsable du jardin », explique M. Moubarak.

Celle-ci avait contacté l’Institut de formation agroalimentaire (IFRA) de La Cité pour s’informer d’une collaboration possible. L’enseignante et productrice agricole Mireille Leroux s’y était vivement intéressée et Marcel Moubarak avait semblé la personne toute désignée pour mener cette barque. « L’an passé s’était plutôt improvisé. Leur serre s’était effondrée et ils (l’hôpital) avaient perdu beaucoup. Cette année j’ai pu partir les semis dès la mi-mars. Je pense sortir environ 1 000 livres de légumes dans un espace de 3 000 pieds carrés. »

Les semis, tomates, brocolis, cantaloups et bien d’autres ont pu se faire dans les installations des Serres M.Quenneville (aucun lien de parenté entre les propriétaires et la responsable de l’hôpital.) Simplement à l’IFRA, la tradition de collaboration entre Les Serres M.Quenneville fait partie de l’histoire.

Et maintenant que la saison avance, les bénéficiaires sortent, font les corvées d’arrosage et de  nettoyage. « Au fur et à mesure que la récolte avance et le fait qu’ils voient ce qu’ils vont manger apporte des changements chez eux. On le voit dans leur état général », poursuit le jardinier. « En plus, le goût et la saveur sont là. C’est comme s’ils mangeaient à la maison. »

Outre ce projet, M, Mourabak, cultive trois jardins et bientôt un quatrième qui sera réservé à l’ail, sur un acre ou un demi-acre. C’est avec l’ail par ailleurs qu’il compte faire son entrée dans le réseau des marchés. Jusqu’ici c’était plus pour sa consommation, ses amis et la famille.

Comme il habite Gloucester en banlieue d’Ottawa, il est voisin de la ceinture verte ce qui lui permet de louer des terres à proximité. « Mon jardin le plus loin est à deux kilomètres et le plus près chez mes parents. »

Il a commencé à jardiner il y a 10 ans, tout d’abord par souci alimentaire. Puis, la passion a si bien grandi qu’il a décidé de faire ce retour aux études, un choix dont il ne se félicitera jamais assez, croit-il.

« C’était un grand risque, mais je n’ai aucun regret. »

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