Volume 30 Numéro 04 Le 5 octobre 2012

Mécontentement face à Cultivons l’avenir 2

Par Agricom
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Le nouvel accord-cadre stratégique négocié par les gouvernements fédéral et provinciaux ne fait pas l’unanimité. Cultivons l’avenir 2, prévoit entre autres une importante réduction du soutien gouvernemental dans le cadre des programmes Agri-stabilité et Agri-investissement.

La nouvelle entente annoncée par les ministres délégués à l’agriculture lors d’une rencontre à Whitehorse, au Yukon, prévoit des coupures de fonds de 50 % du programme Agri-stabilité. De fait, le seuil de déclenchement du soutien passera du 15 % actuel à 30 % de la marge historique des revenus.

Un agriculteur oeuvrant dans une production non contingentée et ayant subi des pertes de production, une augmentation des coûts de production ou dont les conditions du marché auraient été défavorables au niveau financier devra donc absorber une plus grande partie des pertes encourues.

La Fédération canadienne d’agriculture se dit déçue de constater l’introduction d’une nouvelle marge de référence limitée. Il s’agit de montants qui limiteront la protection du revenu des agriculteurs.

Agri-investissement
Quant à ce second programme, les contributions gouvernementales seront réduites du tiers. Le pourcentage de participation du fédéral passera de 1,5 % à 1 % des ventes nettes.

Selon la Fédération canadienne de l’agriculture (FCA), aura pour effet de diminuer la confiance des agriculteurs à l’égard du programme qui se voulait un bon outil de gestion des risques.

« Au bout du compte, ces mesures font épargner de l’argent au gouvernement, mais à elles seules ne créeront pas des gains d’efficience durables dans le domaine de l’agriculture. Les programmes ne répondront plus à leur objectif, qui est d’assurer la stabilité économique de l’industrie », déplore Ron Bonnett, président de la FCA.

Il craint que ces compressions budgétaires ne limitent les investissements des producteurs.

Outre ces changements, l’accord prévoit des investissements de plus de 3 milliards $ en matière d’innovation, de compétitivité et de développement des marchés, à compter de l’entrée en vigueur du programme, et ce, pour les cinq prochaines années.

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