Volume 27 Numéro 02 Le 2 septembre 2009

Mot du président: La coopération entre coopératives c’est gagnant !

Par Denis F. Bourdeau, président, L'Union des cultivateurs franco-ontariens


L’événement annuel que j’attends le plus, après la fête de Noël, est l’assemblée générale annuelle de la coopérative régionale Growmark. Il s’agit là d’un des plus grands rassemblements coopératifs de l’Amérique.

Après tout, une coopérative qui étend son réseau dans 21 états américains, au Canada et au Mexique, avec un chiffre d’affaires dépassant les 6 milliards de dollars, c’est vraiment un avantage pour les producteurs de l’Ontario qui s’y procurent ses produits et services de marque ?FS’

Malgré le climat économique difficile, Growmark a su tirer son épingle du jeu et devrait remettre 62 millions aux coopératives en région, montant à partager en ristournes entre ses sociétaires.

Mes amis de la Coopérative régionale Nipissing-Sudbury et de la Coopérative d’Embrun y sont représentés et ça fait plaisir de voir ces agriculteurs gens d’affaires échanger et réseauter entre eux et avec nombre d’agriculteurs américains avec qui, au gré des années, on tisse des liens d’amitié et d’affaires.

Avant même que le mot « mondialisation » ne fasse son entrée dans la philosophie du commerce privé, les coopératives échangeaient déjà de nombreux produits et services au-delà de leurs frontières respectives.

Prenons comme exemple les services financiers coopératifs Desjardins ?aujourd’hui d’envergure internationale ? et les Caisses de l’Ontario qui se sont affiliées à Desjardins afin de réduire leurs coûts et augmenter la variété des services offerts, concurrençant avec aisance le secteur privé.

Un autre exemple: Growmark avec ses partenaires font la mise en marché de 30% de tous les produits antiparasitaires destinés aux agriculteurs (protection des cultures) vendus en Amérique du Nord.

Tout un pouvoir d’achat dans les mains des agriculteurs, même si la formule idéale serait que la Coopérative fédérée à l’est et Federated à l’ouest, unissent leurs volumes d’achat à celui de Growmark. Ce serait le meilleur exemple d’entraide entre agriculteurs !

Parlons récoltes !
En tout et partout, les producteurs américains semblent assez contents du progrès que font leurs récoltes, malgré les retards du printemps dernier et les pluies diluviennes qui ont suivi. Imaginez-vous qu’un agriculteur de l’Illinois voulant faire faire l’installation d’un drainage souterrain sur sa ferme, doit attendre deux ans minimum avant qu’un entrepreneur puisse exécuter les travaux. Le manque d’équipement serait la principale raison.

L’état de l’Illinois est vraiment le « nombril » des états en matière agricole. Au début du dernier siècle, tout le territoire se composait de fermes complètement autosuffisantes, d’un sol excessivement riche qui nourrissait et veillait à la survie de la famille.

Aujourd’hui, quel changement ! Les fermes sont de tailles variées, allant de la ferme « méga » (jusqu’à 80 000 acres) à la petite ferme. Le comté de Macomb, compte seulement deux fermes laitières, une avec un troupeau de 3000 vaches et l’autre avec un troupeau de 4 chèvres !

Au plaisir de vous rencontrer au Concours international de labour du Témiskaming à Earlton dans le Nord-Est ontarien, du 22 au 26 septembre prochain !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *