Volume 26 Numéro 10 Le 14 janvier 2009

Mot du président ? Les salaires démesurés des PDG de grandes entreprises

Par Denis Bourdeau, président, L'Union des cultivateurs franco-ontariens


Aujourd’hui (mercredi 7 janvier 2009), une tempête s’abat sur l’Ontario, un verglas au sud, une abondance de neige à l’est; on continue à vivre en attendant que ça cesse, même si on s’attend que ça va probablement durer deux jours.

Drôle de coïncidence, je reçois un courriel d’amis parisiens qui nous annoncent qu’il neige aussi abondamment en France par ces mots :

« Il neige, et oui en plus, elle est blanche. La France est en état d’alerte, mobilisation de l’armée et j’en passe ».
Pardonnez leur, Seigneur, ces gens ne sont pas habitués à la misère?

S’il fallait qu’on appelle l’armée à chaque 20 cm qui nous tombent dessus’

L’Europe compte une noblesse, avec ses reines, ses princes, comtes et comtesses ; en Amérique, nous avons les PDG (président-directeur-général).

Un nouveau rapport du Centre canadien de politiques alternatives, compile que les PDG des 100 plus grandes entreprises canadiennes publiques font un revenu moyen dépassant les 10 millions de dollars par année, et même qu’un haut dirigeant en Ontario aurait un salaire annuel de plus de 51 millions de dollars.

Ce qui veut dire que le PDG fait toutes les 12 heures de travail, l’équivalent de 40 237 $, soit le salaire moyen annuel d’un travailleur Canadien. Plusieurs de ces PDG sont à l’emploi de banques ou d’entreprises en difficultés qui se font racheter les dettes par le gouvernement : C’est le contribuable qui paye

C’est scandaleux du fait qu’une partie de ces entreprises ont ou vont remercier des employés par milliers, ou déménager les opérations en Chine par ces mêmes PDG qui ont vu leurs salaires augmenter de 22 % en moyenne l’an passé.

Je m’imagine travaillant pour une de ces entreprises et regarder le PDG en pensant : « Je vais travailler très fort afin de t?enrichir cette année ».

On parle toujours du salaire du travailleur sur la chaîne d’assemblage, ou du prix des produits de la ferme trop élevés, comme cause des coûts élevés des produits, mais on oublie les coûts élevés attribués aux princes et aux comtes de l’entreprise qui se promènent en « corporate jet ».

Malgré la déprime des marchés, les PDG vont voir leurs bénéfices encore une fois augmenter généreusement cette année.

Bonne année !

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