Volume 33 Numéro 17 Le 06 mai 2016

Ne traverse pas la frontière qui veut…


Crédit: Sneuro


Nous sommes depuis presque deux décennies dans une période de mondialisation. Les ententes comme le GATT,  (Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce), l’Accord économique et commercial global (AECG) avec l’Union européenne, ou encore le Partenariat transpacifique (PTP), peut-on dire que c’ est-ce vraiment  une bonne affaire?  Je vous dirais que ça  dépend de chaque individu à qui vous posez la question. Certains seront d’accord, d’autres contre et plusieurs seront indécis ou sans opinion. Vous comprendrez que dans ces ententes relativement très complexes entre pays, c’est plutôt difficile de tout comprendre.

Maintenant, à l’intérieur même de notre pays nous avons le même genre de scénario entre provinces. Autrefois, les travailleurs de la construction de l’Ontario ne pouvaient pas travailler au Québec. Les deux provinces ce sont finalement entendues sur des règles à suivre pour leur faciliter la vie. Mais pour les agriculteurs ontariens qui demeurent près des frontières du Québec, un problème demeure entier. Oui,  nous avons un sérieux problème.  Je m’explique…

ÉDITORIAL —  En Ontario, tous les agriculteurs peuvent circuler sur les routes publiques avec leur équipement agricole. L’une des règles à suivre est d’installer un panneau de véhicule lent, le triangle réfléchissant à haute visibilité. Mais au Québec, tous les véhicules à moteur doivent avoir une plaque d’immatriculation avec le triangle.

Vous comprendrez qu’il arrive souvent d’échanger de l’équipement agricole entre producteurs et plus particulièrement pour la CUMA Franco-Agri  (Coopérative d’utilisation de machinerie agricole)  basée dans l’Est ontarien et qui a le tiers de ses membres au Québec.  Pour les agriculteurs québécois, il n’y a pas de soucis, ils peuvent venir chercher l’équipement sans problème.  Mais pour nous, les agriculteurs de l’Ontario qui n’avons pas de plaque d’immatriculation, aller au Québec est un problème.  Si vous vous faites prendre à rouler sur les routes publiques au Québec par la Sûreté du Québec ou les contrôleurs routiers, vous aurez droit à un avertissement la première fois.  Mais attention, si l’on vous y reprend, votre tracteur serait saisi avec l’équipement pour une période fixe. Pour nous, collés sur la frontière, ce n’est pas logique.

Les agriculteurs québécois eux peuvent se procurer une plaque pour une vingtaine de dollars alors que nous, on nous refuse ce privilège.  Le Québec nous classe dans la catégorie commerciale, ce qui équivaut à environ 800 dollars pour une plaque par année. C’est complètement insensé. Imaginez quand vous avez deux, trois ou même cinq tracteurs.

La Police provinciale de l’Ontario n’y peut rien, car la juridiction reste pour la province. Comment trouver la solution à ce problème sans se ruiner.  Frustrante cette situation, surtout quand il ne semble pas y avoir de solution. Je suis conscient que cela n’affecte qu’une petite partie des agriculteurs, mais pour ceux qui sont touchés, ce n’est vraiment pas évident.

Le meilleur conseil que l’on nous a donné à ce jour c’est d’aller frapper à la porte de notre député. Alors, M. Crack, je crois que nous prendrons rendez-vous très bientôt.

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