Technologie agricole

Néonics: la grogne monte


Par Maurice Chauvin


Éditorial- Le gouvernement de l’Ontario vient de nous imposer le nouveau règlement qui met des restrictions à l’utilisation des semences de maïs et de soya traitées avec l’insecticide néonics.  Vraiment, cette réglementation revient à bannir l’utilisation de ces produits tellement c’est ingérable pour un agriculteur.   Malgré toutes les preuves scientifiques qui démontrent les  bénéfices d’utiliser les néonics, un outil très important et même avantageux pour l’environnement, le gouvernement a penché sur le coté des activistes environnementaux qui ont semé la peur dans l’opinion publique. Tel que l’a dit Mark Brock, président de Grain farmers of Ontario,  «La précipitation de l’Ontario à être les premiers en Amérique du Nord pour limiter l’utilisation des néonicotinoïdes est sur le point de coûter plus de 600 millions de dollars par année à l’économie de l’Ontario rural. En plus, c’est pour résoudre une situation sur laquelle le gouvernement fédéral a déjà statué».

Le «PMRA» (Pest Management Regulatory Agency) a rendu public un rapport qui démontre que les meilleurs pratiques d’affaires que les agriculteurs de grandes cultures on accepté à bras ouverts ont réduit les mortalités des abeilles de 70 % en 2014 et 80 % en 2015. Le gouvernement a dépensé 3 000 000$ en subvention jusqu’au printemps dernier pour aider au producteur avec l’acquisition de planteurs à pression d’air négative et pour aider à payer un «diffuser kit» qui redirige la poussière de semence au sol.

Les néonics nous aident à contrôler la première génération de plusieurs insectes ravageurs dans le soya et le maïs.  Dans les années qui précédaient l’utilisation des neonics,  il était très commun d’arroser les récoltes avec de gros pulvérisateurs une à deux fois par année.  Ces pratiques n’étaient pas bonnes pour l’environnement car nous détruisions tous les insectes, les bons comme les nuisibles. Il y avait aussi un danger pour l’agriculteur qui devait faire le travail et manipuler ces produits très toxiques. Depuis l’introduction des néonics, nous n’avons pas été obligés d’arroser avec des insecticides une seule fois sur notre ferme.  Une fraction d’une goute placée sur un grain et qui est ensuite placé dans le sol et recouvert de terre, il me semble qu’il n’y a pas de manière plus efficace et bonne pour notre environnement pour protéger nos récoltes.

En grandes cultures, on se retrouve reculé de plusieurs années avec la perte d’un outil tel que les semences traitées aux néonicotinoïdes.  Où allons-nous nous retrouver dans les prochaines années? Allons-nous perdre d’autres outils tellement importants à cause de pressions politiques sur ce gouvernement provincial? Les fongicides pour contrôler la maladie? Les insecticides pour contrôler les insectes nuisibles? Peut-être même les herbicides pour contrôler les mauvaises herbes ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *