Volume 34 Numéro 21 Le 07 juillet 2017

Nouveau poulailler pour la Ferme F Mainville & Fils


Christian et ses parents, Luc et Louise Mainville dans leur nouveau poulailler à St-Isidore. (Annik est absente lors de la prise de photo). Crédit photo: Chantal Quirion

Par Chantal Quirion


 

Anciens producteurs laitiers, Luc et Louise Mainville se sont tournés exclusivement vers la production d’œufs en 2008. Ils faisaient d’abord les deux.  La construction de leur nouveau poulailler à St-Isidore est sur le point d’être achevée. C’est leur deuxième. Ils y accueilleront les visiteurs le vendredi 14 juillet, à l’occasion d’une journée portes ouvertes organisée par MacEwen Agricentre.

Leur ancien poulailler qui logeait 21 000 pondeuses sera abandonné et les nouvelles locataires qui arriveront le 20 juillet seront les premières à étrenner les lieux. Ces installations répondent aux nouvelles normes du programme de santé et bien-être des animaux telles qu’énoncées par les Producteurs d’œufs du Canada  en février 2016. Ceux-ci donnaient aux producteurs jusqu’en 2 036 pour éliminer les logements conventionnels appelés aussi élevage en batterie.  Des échéanciers ont été établis pour atteindre ces objectifs de façon graduelle à travers le pays.

« Nous, il fallait que l’on soit conforme pour 2 020. On serait tombé à 16 000 poules si on n’avait pas construit », explique M. Mainville.

Le couple aurait pu choisir d’installer un système de logements aménagés (système enrichi) selon les nouveaux standards dans l’ancienne construction.  Cette décision les aurait toutefois amputés d’une capacité d’accueil de 5 000 pondeuses. Les nouvelles cages doivent offrir au moins 116 po 2 d’espace comparativement à 67 po 2.

Pour conserver son quota de 21 000 pondeuses, le couple devait donc envisager un bâtiment beaucoup plus grand. Le premier poulailler avait subi des modifications majeures en 2003 pour permettre d’augmenter la production de 13 000 à 21 000, dont l’ajout de deux rangées. Valait mieux cette fois envisager repartir de zéro. La relève,  leur fils Christian et leur fille Annik, profiteront éventuellement de cette modernisation dont les coûts frisent les deux millions de dollars.

Après quelques visites de fermes, Luc et Louise Mainville ont opté pour un modèle vu au Québec, plus haut que la moyenne avec six étages de cages.

« En Ontario on est parmi les premiers à avoir ce modèle. J’aime autant en avoir moins long», indique M. Mainville en expliquant que cela restreint les distances à parcourir pour l’inspection quotidienne des cages. Cela a aussi permis de faire quelques économies sur les frais  d’excavation puisque la superficie de fondation est moins grande.  

Le bâtiment de 42 pieds de largeur court sur 300 pieds de long avec un toit cathédral qui débute à 19 pieds de hauteur. Dans la section de production, une mezzanine permet d’accéder aux cages des derniers étages. Comme le veut le système enrichi, celles-ci sont pourvues de nids et de perchoirs. Les poules pourraient se retrouver jusqu’à 32 par section.

Maintenant, les Mainville ont la capacité d’augmenter leur quota jusqu’à 30 000 unités, ce qu’ils ne feront pas pour l’instant.

« On va rester à 21 000 et on loue le reste du quota. On n’est pas intéressé à acheter du quota pour l’instant, mais si le gouvernement veut nous en donner on va le prendre », mentionne M. Mainville.

L’intégration du système d’automatisation et de gestion à distance Maximus fait partie des améliorations qu’ils ont apportées à leur entreprise. Les œufs seront empaquetés par un système automatisé après avoir été amené mécaniquement par la chaîne d’approvisionnement qui circule sous les cages et un espace réfrigéré permettra de les entreposer. Ce projet comprenait aussi la construction d’une nouvelle meunerie.

« On fabrique notre propre moulée et MacEwen nous fournit les concentrés pour la finition », poursuit M. Mainville.

La famille cultive 600 acres de terres, principalement le maïs et le soya. Une partie du maïs entre dans la composition de la moulée et le reste des cultures est vendu.

La première pelletée de terre a eu lieu en mai 2016, planifiée avec le cycle de production du dernier lot de pondeuses dans l’ancien bâtiment. Les voilà prêts à franchir une nouvelle étape.

La journée portes ouvertes se tiendra le 14 juillet de 10 h à 15 h au 2031 chemin Mainville à St-Isidore.

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