Volume 30 Numéro 10 Le 18 janvier 2013

Nouvelle vague d’infections à l’E. coli

Isabelle Lessard

Par Isabelle Lessard
Rédactrice en chef
redaction@journalagricom.ca


Une autre vague de cas d’infection à la bactérie E. coli frappe l’Ontario et les provinces atlantiques. Au moment de mettre sous presse, vingt-huit cas de contamination ont été rapportés par l’Agence de la santé publique du Canada depuis le 22 décembre.

Le 23 décembre seulement, huit Canadiens ont été déclarés. Ces personnes ont souffert pendant près d’une semaine des différents symptômes gastro-intestinaux, allant de la fièvre, aux vives crampes d’estomac, vomissements et diarrhée.

Le 12 janvier, l’Agence a rapporté le dernier cas connu, portant à vingt-huit le total de personnes infectées, soit quatorze hommes et quatorze femmes âgés entre deux et 83 ans. Douze d’entre eux ont été répertoriés en Ontario, dix en Nouvelle-Écosse, tandis que six autres ont frappé la population du Nouveau-Brunswick.

Les autorités canadiennes assurent que personne n’en est décédé. « Dans la majorité des cas, les personnes malades se sont rétablies ou se rétablissent actuellement », peut-on lire dans le rapport de l’Agence du 14 janvier. Cinq d’entre elles ont dû être hospitalisées suite à leur infection par la bactérie et un seul cas présentait un syndrome hémolytique et urémique, aussi appelé « maladie du hamburger », qui peut être fatal.

Source probable
Le 11 janvier, l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) a émis un avis public indiquant la laitue utilisée entre autres dans les chaînes de restauration rapide PFK et PFK-Taco Bell comme la source probable de l’éclosion de maladies. Selon l’enquête menée par l’Agence, la laitue proviendrait de la Californie, ce qui a amené l’ACIA à en aviser les autorités américaines.

L’ACIA a indiqué qu’elle travaille de près avec l’entreprise FreshPoint Inc. pour rappeler tout produit affecté restant dans les restaurants en question, mais ajoute qu’il est peu probable de voir apparaître d’autres cas, en raison de la courte durée de conservation de l’aliment frais.

« Selon les constatations à ce jour […], il est probable que les personnes concernées aient toutes été infectées par la même source », indique l’Agence de la santé publique.

À l’heure actuelle, la source de contamination de la laitue déchiquetée n’a pas encore été déterminée. Il se pourrait donc qu’elle ait été contaminée à la ferme ou au cours du processus de transformation.

On compte annuellement en moyenne 440 cas déclarés d’infection à E. coli au Canada.

Les autorités en santé publique répètent que le lavage des mains et des aliments avant de les consommer est l’une des meilleures façons de prévenir la propagation.

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