Le 4 septembre 2002

Objectif de 100 000 $ pour venir en aide aux jeunes Camerounais

Par Étienne Alary


Léon Delorme et Gaston Gaudreau sont deux des pierres angulaires de Vision Léon Delorme internationale.

C’est en avril 2001 que Léon Delorme racontait, pour la première fois à Agricom, son intention de recueillir des fonds pour venir en aide aux habitants de Foumbot, dans la région ouest du Cameroun. Son objectif était alors de vendre des briques, au coût de 1 $ la brique, qui serviraient à construire un collège agricole. Un an et demi plus tard, le projet initial a pris du ?poil de la bête? : un comité a été formé et oeuvre sous le nom ?Vision Léon Delorme international’. Ce comité donnait le coup d’envoi, le 21 août dernier, à une campagne de financement visant à recueillir 100 000 $.

Léon Delorme ne pensait jamais voir ce projet prendre autant d’ampleur. «Tout se déroule pas mal plus rapidement que ce que j’avais anticipé au départ», confie M. Delorme, quelques instants avant le début du point de presse lançant la campagne de financement.

Si ce projet est rendu là où il est aujourd’hui, c’est grâce au travail de dizaines de bénévoles qui, tout comme Léon Delorme, croient au développement agricole de cette région d’Afrique. Une de ces personnes, c’est Gaston Gaudreau, qui a accepté de présider le comité ?Vision Léon Delorme international’. «Lors d’un entretien avec Léon, le sujet de la succession de cet oeuvre humanitaire est venu sur le plancher. Je n’aurais peut-être pas dû aborder cette question à ce moment-là», indique, sourire aux lèvres, M. Gaudreau en ajoutant qu’il n’a jamais hésité à s’impliquer.

«Le comité s’est réuni à plus d’une dizaine d’occasions depuis un an et demi et je suis surpris de l’intérêt que suscite ce projet», fait remarquer Gaston Gaudreau. «Beaucoup de choses sont en mouvement présentement pour aider au financement. Le 6 septembre, il y aura une rencontre bénéfice au Centre communautaire de Wendover. Puis, le 26 septembre, il y aura un tournoi de golf au Club de golf Hammond», annonce le président de ?Vision Léon Delorme international’.

Présent au point de presse, l’Ambassadeur du Cameroun au Canada, Philémon Yang, estime que ce projet est essentiel pour le développement de la communauté camerounaise. «Le projet en question est extrêmement important pour nous. Tout ce qui touche l’agriculture est important. Nous avons des programmes reliés au domaine agricole dans nos universités mais malheureusement, peu de gens s’y inscrivent. De plus, il n’est pas souhaitable qu’il y ait juste des ingénieurs qui soient formés. Nous avons besoin d’un niveau de formation moins élevé que le niveau universitaire», déclare M. Yang.
Ce dernier soutient qu’il est important de former la jeunesse de demain. «Avec la formation qu’ils recevront, les gens vont continuer à cultiver les sols. Si on fait juste donner des vivres aux Camerounais, ceux-ci vont les manger et ça s’arrête là», affirme Philémon Yang.

Pour Léon Delorme, il faut éduquer les jeunes camerounais à travailler le sol. «Le peuple africain est un peuple qui marche par tradition. Si le père et le grand-père ne le faisaient pas, les jeunes ne le feront pas plus. Il va falloir commencer par la base, leur expliquer les rudiments», souligne M. Delorme.

Du côté gouvernemental, le député fédéral, Don Boudria, et le député provincial, Jean-Marc Lalonde, appuient entièrement les démarches du mouvement ?Vision Léon Delorme
international’. «J’ai déjà oeuvré au sein d’un projet similaire et je sais que cela va fonctionner. La clé est de connaître une personne contact là-bas pour s’assurer que l’argent soit investi là où il le faut. Je suis persuadé que le projet de Léon sera un succès», croit Jean-Marc Lalonde.

Même son de cloche du côté du fédéral : «J’ai eu la chance de rencontrer M. Delorme et les membres du comité à quelques occasions. J’ai retenu une chose, ce n’est pas parce qu’on est rendu à un certain âge qu’on ne peut pas avoir une vision d’avenir. M. Boudria appuie le projet et nous allons faire tout ce que nous pouvons pour aider le comité», déclare au nom du ministre Boudria, Michel Potvin, son assistant politique.

Le comité s’est fixé comme objectif d’amasser 100 000 $ en 2002-2003 et un autre 100 000 $ pour 2003-2004. «Pour ce qui est de la troisième année, j’aimerais bien qu’on puisse leur envoyer de l’équipement», annonce Léon Delorme.

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