Volume 33 Numéro 04 Le 09 octobre 2015

Partenariat transpacique, les PLC réagissent


Par Chantal Quirion, journaliste
redaction@journalagricom.ca


La nouvelle est tombée le 5 octobre. Le Canada a concédé une partie de sa production agricole sous gestion de l’offre afin de conclure le Partenariat transpacifique dont la négociation se poursuivait à Atlanta depuis le 30 septembre entre les 12 pays participants. Il s’agit toutefois d’une entente de principe qu’il faudra ratifier afin d’officialiser ce qui sera la plus grande zone de libre-échange, représentant 40 pour cent de l’activité économique mondiale.

Pour les productions agricoles canadiennes sous gestion de l’offre, l’entente se traduit par la concession de parts de marché aux importations, soit de 3,25 % du marché pour le secteur laitier basé sur la projection de la production pour 2016.  Pour le secteur avicole, ce pourcentage oscille entre 1,5 % et 2,3 %, soit  2,3% pour les œufs de consommation, 2,1% pour le poulet, 2% pour le dindon et 1,5% pour les œufs d’incubation. Le gouvernement canadien s’est toutefois engagé à dédommager les producteurs agricoles affectés par cette entente. Bien qu’il soit encore tôt pour évaluer toute la portée de cette décision, les Producteurs laitiers du Canada (PLC) ont réagi dans l’heure, à la nouvelle.

« Le lait délogé par suite de cet accord ne sera plus jamais produit au Canada, ce qui va entraîner une perte de revenu permanente pour nos producteurs et pour l’économie canadienne », ont-ils annoncé.

« Nous aurions évidemment préféré qu’aucun nouvel accès au marché n’ait été concédé dans le secteur laitier », a indiqué pour sa part, le président des PLC, Wally Smith. « Nous reconnaissons toutefois que notre gouvernement a lutté ardemment contre les revendications des autres pays et qu’il a allégé le fardeau des pertes en annonçant des mesures d’atténuation et ce qui semble être un plan compensatoire équitable pour minimiser l’impact sur les producteurs de lait canadiens et pour compenser la perte de croissance du marché intérieur.  Nous sommes loin du scénario menaçant qu’était l’élimination du système de gestion de l’offre. Le gouvernement a très bien saisi l’importance de la gestion de l’offre pour les fermes laitières en milieu rural au Canada et l’économie canadienne. »

Les PLC ont par ailleurs réitéré leur intention de continuer à déployer tous les efforts pour maintenir une industrie laitière canadienne forte et durable et leur engagement à veiller à ce que les producteurs puissent compter sur des revenus équitables et prévisibles. Malgré la déception, M. Smith a invité ses homologues  à faire front commun pour faire en sorte que le Canada demeure un chef de file de la production laitière.

« Comme toujours, nous allons continuer à nous conduire en fiers entrepreneurs canadiens et piliers de nos collectivités en nous dévouant à la production de lait de haute qualité », a conclu le président des PLC .

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