Volume 30 Numéro 13 Le 15 mars 2013

Pas de budget sans agriculture

Isabelle Lessard

Par Isabelle Lessard
Rédactrice en chef
redaction@journalagricom.ca


La Fédération d’agriculture de l’Ontario (FAO) a élaboré quatre priorités pour l’industrie agroalimentaire et les ruralités en vue du prochain budget provincial. Son président, Mark Wales, mettra l’accent sur les infrastructures rurales, l’énergie, la lourdeur administrative (Red tape) et une stratégie agroalimentaire.

 

« Le budget 2013 est pour [Kathleen Wynne] l’occasion parfaite de remplir ses promesses et d’investir d’une façon importante dans le secteur le plus important de l’Ontario », a déclaré M. Wales.

 

La FAO compte miser sur ces quatre enjeux lorsqu’il se présentera devant le comité des Finances (Standing Committee on Finance) et le ministre des Finances dans les prochaines semaines.

 

Dans un commentaire publié sur le site Internet de la FAO, Mark Wales précise qu’il est d’abord important d’investir dans les infrastructures rurales, telles que les routes, les ponts et les ponceaux, qui lorsque bien entretenus, « permettent aux agriculteurs d’accéder à leurs intrants et de transporter les produits de leurs entreprises agricoles. ». De plus, il est d’avis que l’accès aux soins de santé, aux écoles et aux autres services dont ont accès les citadins sont également des éléments clés qui permettront des communautés rurales en bonne santé.

 

Un récent sondage de la FAO réalisé au sein des communautés rurales ontariennes a révélé que l’accès restreint à un réseau de pipelines et le prix du gaz naturel seraient des freins à  l’utilisation de ce type d’énergie en campagne. L’organisme en fera donc une priorité lors de son passage devant le comité des finances.

 

La FAO continuera également de faire pression sur le gouvernement provincial pour réduire la charge administrative dont héritent les agriculteurs. « Des changements à la règlementation  relative à l’environnement sont souvent une solution peu ou pas coûteuse pour le gouvernement de l’Ontario, mais la réduction de la paperasse et des règlements fait économiser du temps et de l’argent aux agriculteurs, ce qui leur permet de se concentrer sur ce qu’ils savent faire de mieux : produire des aliments. »

 

Finalement, le syndicat agricole réitèrera la nécessité de développer une stratégie agroalimentaire provinciale.

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