Volume 33 Numéro 09 Le 18 décembre 2015

Passionnée d’agriculture depuis l’enfance


Après ses études au Campus d'Alfred, Sonia Lefebvre savait que l'agriculture serait son domaine professionnel.

Par Sonia Fournier, collaboratrice


Une jeune femme ayant à cœur la ruralité et le service à la collectivité, de beaux atouts pour Danielle Lefebvre qui œuvre au sein Fédération de l’agriculture de l’Ontario (FAO) depuis août dernier. Plusieurs ont eu l’occasion de lui serrer la main lors d’événements agricoles, particulièrement dans la région Glengarry, Prescott, Russell et Stormont à laquelle elle est affectée. C’est dans cette région aussi qu’elle a grandi.

Originaire de North Lancaster, Danielle a baigné rapidement dans le milieu de l’agriculture. « Mon père était vendeur de bétails ainsi que mon grand-père. Malgré les difficultés de son gagne-pain, il était profondément passionné de son métier et il m’a transmis cela », relate-t-elle.

Durant le secondaire à l’École secondaire Héritage de Cornwall, des stages l’amènent à s’impliquer concrètement dans le milieu agroalimentaire. L’un en appui aux jardins communautaires de la ville de Cornwall et l’autre, à la St-Lawrence River Institute of Environmental Sciences, entre autres, ont contribué à développer sa connaissance du milieu et affiner sa fibre environnementaliste. D’ailleurs, le prix pour l’étudiant s’étant le plus démarqué durant son stage coop dans Stormont, Dundas et Glengarry lui a été décerné à cette époque.

Un passage inoubliable à Alfred

Diplômée du  programme Agriculture et développement international cuvée 2003, elle conserve de son passage au collège un souvenir impérissable. Le Campus d’Alfred est d’abord un établissement d’enseignement postsecondaire, mais c’est aussi « un esprit de famille élargie », raconte-t-elle, le sourire aux lèvres. « Cette expérience familiale et le soutien reçu sont des choses qui vont toujours rester avec moi ».

De cette période, Danielle se remémore aussi, comme tous les étudiants en agriculture, du fameux projet de ferme. Ce plan d’affaires d’établissement ou de relève d’une exploitation agricole était un défi considérable pour tous. Pour elle et sa collègue, ce fut une occasion de faire face à l’adversité : « Tous les documents papier de notre projet et l’ordinateur portable de Sandra ont été inondés parce que les tuyaux de sa chambre avaient explosé. Nous avons été capables de nous rattraper, mais quelle intensité! »

C’est là aussi qu’elle se forgea une meilleure opinion des enjeux agricoles.

« Le collège m’a permis d’avoir un aperçu de la réalité. J’ai beaucoup appris des différences entre les cliques de conventionnels et de biologiques qui existaient parmi les étudiants. J’aimais les écouter et les questionner », explique celle qui aime se faire l’avocate du diable. Cette incursion dans le milieu agricole en toute connaissance de cause, confirma son intérêt à y œuvrer et à y faire carrière.

Sa spécialisation en développement international lui ouvrit aussi les portes d’un stage en agroforesterie et développement de coopératives au Ghana en Afrique de l’Ouest. Quelques années plus tard, elle travailla à l’organisation non gouvernementale Cuso internationale comme administratrice à l’équipe des bénévoles internationaux.

Services aux membres

Nombre de ses mandats professionnels ont été marqués du sceau du service aux membres et de la sensibilisation à divers enjeux. Elle a travaillé pour des agences aussi variées que Worm Factory  qui fait la promotion du vermicomposteur dans les écoles, que pour Gestion Agricole Canada où elle coordonnait le Farm Show, entre autres. Ouverte, souriante et disponible Danielle est fière de retourner aux sources et de contribuer aujourd’hui à l’essor de fermes prospères et durables de sa region.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *