Volume 34 Numéro 15, le 7 avril 2017

Portes ouvertes à la Ferme laitière Sylvimarc


Alex, Jérémy, Jean-Marc, Sylvianne, Karolanne et Anabelle Drouin. Photo courtoisie.

Par Chantal Quirion


Jean-Marc et Sylvianne Drouin de Casselman ouvraient les portes de leur entreprise, la Ferme laitière Sylvimarc, le 24 mars dernier.  Le couple et leurs enfants, Jérémy, Anabelle, Alex et Karolanne ont salué environ cinq cents personnes à cette occasion.

La communauté agricole y était en effet en grand nombre pour célébrer le succès d’un ambitieux projet d’agrandissement et d’une transition réussie de la stabulation entravée à la traite robotisée. Le projet amorcé il y a près d’un an et demi en valait la chandelle. Le couple ne s’en cache pas, sans l’intégration de cette nouvelle technologie la retraite était au rendez-vous dans un proche avenir.

« Je n’ai plus d’épaules », explique M. Drouin, pour qui le travail exigeant de la traite a eu raison de la condition physique. Il était sur le point de passer à autre chose, mais la relève, en l’occurrence Jérémy et Alex qui représenteront la 5e génération se sont montrés convaincants.

« Tout ça part d’eux autres. Sans eux, on serait encore dans la vielle étable et on aurait pris notre retraite d’ici deux ans. On l’a fait pour l’avenir et l’avenir c’est la nouvelle génération.

Et « ça »,  comme le dit M. Drouin, c’est l’ajout d’une section, une étable à stabulation libre de trois rangées  de 259 pi X 65 pi avec deux unités de traite robotique DeLaval VMS pour leur 89 vaches en lactation. Pendant longtemps la Ferme Sylvimarc a oscillé entre  le nombre de75 à 80 vaches en lactation. Depuis la robotisation, ce nombre frôle les 90 et pourrait atteindre un maximum de 100 têtes.

« Depuis qu’on a les robots, on a grossi de 15 kg », précise M. Drouin.

Avant d’inviter les gens à les visiter, ils ont pris le temps de  s’adapter et surtout de laisser le temps aux animaux de se faire à leur nouveau style de vie une fois la nouvelle construction prête à les accueillir, un bon six mois. Sylvianne Drouin indique que l’expérience n’est sûrement pas la même pour tout le monde, mais chez eux, il a fallu de la patience.

« Ça été l’enfer! » mentionne, Mme Drouin qui en rit aujourd’hui. « Peut-être qu’on avait mis la barre trop haute. En tout cas, les nuits ont été dures pour un gros six mois. Là ça fait un an et ça va bien. Les vaches sont fortes et elles vêlent bien. Tout s’enligne. »

Ce projet d’agrandissement visait essentiellement à intégrer la robotisation. La famille Drouin se sert du même distributeur d’alimentation sur rail que dans l’ancienne section. Elle a toutefois fait l’acquisition d’un robot autoguidé autonome pour repousser la ration des bovins plusieurs fois par jour. Côté confort, les vaches dans leurs logettes de 50 pouces reposent sur des tapis de mousse mémoire recouvert de paille. L’éclairage, le système FL250F DeLaval est conçu pour les besoins de l’animal et adapté aux cycles de vêlage. Il  est plus écologique que le système DEL selon le fournisseur D.M.D. Picard qui les a conseillés. Quant à la ventilation, elle est assurée par un système  de ballons connu sous le nom de système Secco.  Tous ces choix se sont faits en se fiant à l’expérience vécue par d’autres.

« On a fait beaucoup de visites et on s’est entourés de fournisseurs et de nutritionnistes qui nous ont emmenés partout », poursuit Mme Drouin.

Et si les propriétaires ont misé pour le confort des animaux, ils ont également misé sur le leur en écoutant les conseils de la firme d’ingénieurs Fusion Expert conseil qui leur a recommandé de nicher le bureau et la salle de repos dans la partie cathédrale du toit.

« Je me sens comme dans la tour de contrôle d’un aéroport », indique Mme Drouin en faisant apprécier la vue impressionnante en surplomb qui donne sur l’étable. À travers les panneaux de verre, elle voit d’un coup d’oeil les vaches en retrait qui vont mettre bas. Et pendant qu’elle nous parle, son téléphone meugle,  signal envoyé par le système de détection Moocall pour l’avertir que le travail de l’une d’elles vient de commencer. L’étable est par ailleurs équipée d’un système de caméras de surveillance.

Ainsi, toutes les conditions sont réunies pour assurer une longue vie à la Ferme laitière Sylvimarc.

 

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