Élevage

Première canadienne : Nouvelle taxe à l’importation du bœuf


Le Canada imposera un dollar par tête de bétail qui sera importée au pays à compter de septembre. Il s’agit de la première fois qu’Ottawa impose une taxe à l’importation d’un produit agricole.

Isabelle Lessard

Par Isabelle Lessard
Rédactrice en chef
redaction@journalagricom.ca


L’industrie bovine inscrit un précédent dans l’industrie agricole en imposant une nouvelle taxe à l’importation pour chaque tête de bétail étrangère qui entrera au pays, une première au Canada.
Bœuf Canada et le ministre de l’Agriculture ont annoncé lors d’une conférence de presse à Winchester qu’un prélèvement de 1 $ sera facturé à compter de septembre pour chaque bœuf provenant de l’étranger.

« Cette réglementation donne à Bœuf Canada le droit de percevoir un prélèvement à l’importation sur les bovins de boucheries, bœufs et produits du bœuf, ce qui n’a pas été effectué auparavant pour d’autres produits agricoles importés au Canada », a indiqué le président de l’organisme, Chuck Maclean.

« Il s’agit d’une étape importante non seulement pour le secteur du bœuf, mais aussi pour le secteur canadien de l’agriculture dans son ensemble. »
Cette mesure permettra, dit-on, de traiter équitablement les producteurs de bœuf canadiens et les importateurs.

Bœuf Canada prévoit recueillir entre 600 000 et 800 000 $ par année au moyen de ce prélèvement à l’importation.

« Ce prélèvement garantira une source stable de soutien pour la recherche, l’expansion des marchés et les activités de promotion sur le bœuf canadien et importé, et sur les produits du bœuf », a déclaré Gerry Ritz en conférence de presse le 30 juillet.

Une partie des fonds générés seront investis dans le secteur de la recherche via le Conseil de recherche sur les bovins de boucherie, qui est responsable du programme national de recherche de l’industrie bovine.

Le reste des fonds serviront à la promotion des produits du bœuf canadien au pays et à l’étranger.
La nouvelle taxe nationale ne sera pas imposée aux bovins d’exportation, pour le moment du moins.

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Dans une entrevue accordée à Better Farming, le président du Conseil des produits agricoles du Canada, Laurent Pellerin, a indiqué que cette toute nouvelle initiative d’imposition ouvrait la voie à la taxation d’autres produits agricoles, tels que les framboises, les fraises, les bleuets, les patates et le porc.

Ce dernier s’attend à recevoir d’autres demandes des organismes agricoles canadiens.
Rappelons que les États-Unis ont une mesure identique à celle-ci depuis près de 30 ans pour les producteurs de bœufs canadiens qui exportent leurs bêtes ou leurs produits.

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