Volume 35 Numéro 12 Le 16 février 2018

Prêt pour le marché européen


Jean-Marc Levac de Riceville a obtenu sa licence des autorités fédérales, ce qui lui permettra entre autres, d'exporter ses produits de l'érable sans avoir à transiter par un intermédiaire.

Par Chantal Quirion


Jean-Marc Levac a bien fait ses devoirs. Après trois ans de démarches, il a enfin obtenu sa licence de niveau fédéral. L’acériculteur pourra donc dorénavant exporter ses produits de façon autonome.

Il avait tâté le terrain à petite échelle, mais sans l’aval de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), il devait passer par un intermédiaire. Maintenant, il compte prospecter du côté européen.

Dans l’Est ontarien, il entaille 16 500 érables avec son fils Étienne. Pour lui c’est avant tout une passion partagée en famille, mais la fibre entrepreneuriale est bien implantée chez cet homme d’affaires. Il aime relever les défis.

Malgré la modernité de ses installations dotées d’un équipement de pointe, dont un système d’osmose inversée, Jean-Marc Levac a dû faire la preuve que sa pratique est en tout point conforme aux normes  canadiennes.

« J’ai ma licence depuis novembre. Ça prit trois ans avant de compiler toutes les informations qui sont demandées. On doit tout documenter. C’est aussi gros qu’une bible avant qu’ils (ACIA) t’acceptent. »

La salubrité, le type de nettoyant utilisé, les registres de production, tout devait être minutieusement décrit concernant les habitudes à La Cabane des gars Sugar Bush inc.

« Je suis venu à bout de trouver un inspecteur à la retraite pour nous aider à remplir les papiers. Ça  nous a beaucoup aidé. »

Maintenant qu’il a montré patte blanche, il va pouvoir développer un marché. Il le fait d’avantage par défis que pour l’argent, car il y a beaucoup de frais de rattachés à cela. Avec
16 500 entailles, il est un bien petit joueur sur le marché, dit-il. C’est dalleurs la raison pour laquelle il va viser les petits commerces. Il  a déjà établi quelques contacts en France.

« Il  y a trois ans j’ai passé deux semaines en France pour tâter le marché. C’est un défi. Ce n’est pas notre source première de revenu, mais c’est un
trill.»

Lors de ces voyages,  il a pris l’habitude d’apporter avec lui de petites bouteilles de sirop qu’il offre en cadeau. Il en a toujours dans ses poches. C’est une bonne carte de visite pour faire connaître son produit. Pour l’heure, il vise les marchés locaux et les petits cafés.

« Ça va être selon la demande. Comme c’est là, on se concentre sur l’Europe. On a eu des demandes d’Asie, mais on va apprendre à marcher avant de courir », précise encore M. Levac. Et outre la demande, il faut être en mesure de fournir, ce qui serait difficile avec les grosses chaînes, estime le nouvel exportateur.

Avec 3 500 entailles de plus cette année et un système de télémétrie qui lui permet de surveiller à distance ce qui se passe dans les lignes de même que de profiter de la moindre goutte de sève, il est fin prêt pour cette nouvelle expérience.

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