Le 15 octobre 2003

Prix Phénix 2003: Une entreprise agricole de St-Isidore est reconnue

Par Félix Bussières*, collaboration spéciale


Marc Bercier, propriétaire fondateur d’un Centre de criblage de semences à St-Isidore dans l’Est ontarien, est le fier récipiendaire du Prix ?Petite entreprise 2003? décerné par la Chambre économique de l’Ontario au Gala des Prix Phénix le 3 octobre derni

Une entreprise agricole de St-Isidore dans l’Est ontarien s’est méritée le Prix Petite entreprise lors de la remise très attendue des Prix Phénix de la Chambre économique de l’Ontario (CÉO). La remise des Prix Phénix clôturait la 12e assemblée générale annuelle de la CÉO et le Symposium d’affaires francophones qui se sont déroulés les 2 et 3 octobre derniers au Fairmont Royal York à Toronto.

Comme à chaque année, le Gala du Phénix était très attendu, d’autant plus que cette année il y avait un nombre record d’entrepreneurs et d’entreprises mises en nomination, soit près de 400. Dans son communiqué, la présidente-directeure générale Linda Savard a déclaré: « Les candidatures soumises dans le cadre du Prix Phénix sont d’un calibre impressionnant. Selon toute évidence, le monde des affaires de l’Ontario français se porte très bien. »
Lors du Gala des Phénix 2003, la Chambre économique a remis 12 prix dont deux dans de nouvelles catégories: Travailleur autonome et Femme entrepreneur. Un prix spécial ?honoris causa? a également été remis à monsieur Rhéal Leroux qui a grandement travaillé au développement économique de l’Ontario et a été entre autre un des fondateurs des Jeux de la francophonie et le président fondateur de la Chambre économique de l’Ontario.

Deux finalistes agroalimentaires

Dans le domaine agroalimentaire, les yeux étaient rivés sur deux finalistes soit le Centre de criblage de Marc Bercier de St-Isidore pour le Prix Petite entreprise et La fromagerie St-Albert pour le prix Moyenne entreprise.

C’était déjà un grand pas pour ces entreprises, étant donné le nombre important de nominations. Seul Marc Bercier du Centre de criblage a pu repartir avec le précieux trophée Petite entreprise, devançant MédiChair et Simone Marie Belgian Chocolate dans sa catégorie.

Le Centre de criblage fait de la semence et de la mise en marché depuis plus de huit ans (incorporé depuis huit ans) et compte trois employés à temps plein et deux employés saisonniers.

Fier de sa victoire, le propriétaire de l’entreprise, Marc Bercier voit dans ce prix la reconnaissance de la réussite et de la spécificité franco-ontarienne de son entreprise: « Les Anglais croient que nous sommes une entreprise québécoise et les Québécois croit que nous sommes anglophones par le fait que nous sommes en Ontario. Avec ce prix nous allons pouvoir mieux nous faire voir et nous faire reconnaître comme entreprise franco-ontarienne ».

Depuis trois ans, le Centre de criblage de St-Isidore travaille au niveau de la recherche et du développement de nouveaux cultivars et devrait procéder à l’ouverture d’un troisième centre de criblage à St-Isidore au début décembre.

Symposium: de la formation de pointe

Le Symposium d’affaires de la Chambre économique de l’Ontario, qui se déroulait les 2 et 3 octobre derniers, a permis à 170 gestionnaires d’entreprises et d’agents de développement économique de participer à une brochette de 15 ateliers en français traitant du développement économique, de la gestion de PME, d’entreprenariat au féminin, des jeunes et du monde des affaires ainsi que de tourisme.

D’autres activités en plénière ont également eu lieu, dont une conférence du célèbre athlète québécois Bruny Surin. L’ex-sprinter devenu motivateur a bien su intéresser la salle avec sa conférence ?Comment amener l’individu à toujours se dépasser?.

Maintenant retiré de la compétition active et impliqué dans différents projets et entreprises, monsieur Surin a pu faire un parallèle entre les deux domaines et expliquer aux gens d’affaires présents que « la clé du succès en affaires comme en athlétisme est la connaissance de soi et la persévérance et qu’il ne faut pas se laisser démotiver par les commentaires négatifs qui peuvent même parfois provenir de nos proches ».

*Félix Bussières est agent de développement à l’Union des cultivateurs franco-ontariens.

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