Volume 33 Numéro 20 Le 17 juin 2016

Récipiendaire de l’UCFO et d’Agricom


Anthony Lauzon, récipiendaire du Prix 2016 de l'UCFO et du journal Agricom.

Par Chantal Quirion


À 18 ans, Anthony Lauzon sait déjà qu’il veut prendre la relève de la ferme familiale à Brownsburg-Chatham au Québec. Étudiant de première année en Techniques agricoles-production animale de l’Institut de formation et de recherche agroalimentaire (IFRA) de La Cité sur le campus d’Alfred, il a eu l’honneur d’être le récipiendaire du prix décerné par l’Union des cultivateurs franco-ontariens et du journal Agricom au cours de l’année. Ce prix assorti d’une bourse de 500 dollars souligne ses performances académiques.

Représentant de la quatrième génération de la Ferme J.A. Lauzon, Anthony compte suivre les traces de son père Jean et de son oncle André. Son frère jumeau William qui étudie aussi à l’IFRA ainsi que leur aîné, Félix âgé de 19 ans, veulent aussi s’établir sur la terre familiale dont la vocation est aujourd’hui la production laitière et les grandes cultures. Leur arrière-grand-père avait débuté avec un élevage bovin.

Ainsi, les trois enfants de la famille veulent préserver cet héritage et continuer à cultiver les 2 000 acres de terres consacrés principalement à la culture du soya, du maïs, du foin pour l’ensilage et d’une quantité moindre pour le foin sec.

Avec un quota de près de 280 kg, l’entreprise agricole compte environ 250 vaches en lactation sur les 450 têtes du troupeau. Il y a eu beaucoup d’expansion depuis la nouvelle étable à taures bâtie par leur grand-père Réal en 1996. Aujourd’hui, l’étable à stabulation libre avec le système d’alimentation robotisée de ration totale mélangée (RTM) leur facilite grandement la tâche, d’autant que son approvisionnement est automatique. Quant à la traite, elle s’effectue dans un salon double 14.

Et voilà maintenant une première année d’études complétée. Anthony  ainsi que son frère ont choisi l’IFRA pour leurs besoins particuliers, pour la proximité et la langue d’apprentissage, mais aussi parce que leur mère, Nathalie Desjardins,  a été une bonne ambassadrice. Vétérinaire de carrière elle a aussi enseignée sur le campus d’Alfred.

« Au début, c’est comme ça que mes parents se sont rencontrés. Ma mère comme vétérinaire venait aider à la ferme », relate Anthony.

Ainsi, la passion pour les animaux et le travail de la terre est dans ses gènes. « J’ai toujours pensé prendre la relève. » Les tracteurs, les vaches, les soins aux animaux, c’est cela son univers et….ramasser de la roche. « Ici, on dirait qu’il en pousse. »La famille draine elle-même ses terres et Anthony compte agrandir le patrimoine familial. « J’aimerais acheter une couple de terres et les renipper sinon, essayer d’améliorer ce qu’on a. On y va tranquillement. Au cours des dernières années, on en a acheté qu’il faut défricher et drainer. »

Ses cours dit-il, l’ont aidé à considérer l’importance de la gestion et lui ont permis de voir comment il pourrait aider à améliorer l’efficacité de l’entreprise.

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