Volume 30 Numéro 05 Le 19 octobre 2012

Récoltes 2012 au Témiskaming

Par Marc Dumont, collaborateur
redaction@journalagricom.ca


Cet été, au Témiskaming, le manque de précipitation a provoqué un vent de panique chez des agriculteurs. Le temps sec de mai et juin, ainsi que le vent persistant ne laissaient présager rien de bon. Or, ce n’est pas la catastrophe. Voici donc le bilan provisoire des récoltes selon l’agronome du ministère de l’Agriculture de l’Ontario, bureau de New Liskeard, Daniel Tassé.

Dans le cas du foin, il est vrai que cela a été plus difficile. « Les agriculteurs vont s’en tirer, mais ce sera serré », estime M. Tassé en raison de la rareté qui a d’ailleurs fait grimper le prix jusqu’à 60 $ la balle ronde de 4 pieds sur 5. Plusieurs ont dû faire une coupe tardive pour compenser une première récolte décevante. Bien que la qualité de la luzerne fût satisfaisante, on ne peut pas en dire autant de la quantité. L’agronome prédit que les superficies ensemencées seront plus importantes l’année prochaine, de façon à renflouer les stocks. D’ailleurs, le fourrage était si précieux qu’à peu près personne n’a fait de la graine.

L’orge, le blé et l’avoine ont eu un rendement moyen, mais la qualité est bonne.

Le canola a connu un début difficile. La levée était inégale et la période de floraison s’est étirée. La récolte moyenne atteint approximativement 0,8 tonne à l’acre.

La fève soya a donné d’excellents rendements (60 à 63 minots/acre) en raison notamment du temps sec lors des semailles, ce qui a permis de rouler convenablement les champs.

La culture qui représente le plus de risques à cause de la nordicité du Témiskaming, c’est sans contredit le maïs. Et pourtant, la région s’en sort somme toute bien. La pollinisation s’est bien effectuée, bien que plusieurs feuilles aient commencé à rouler. Les rendements, tant pour le maïs à ensilage que pour le maïs-grain, sont bons, tout comme leur qualité, estime Daniel Tassé. Les grains sont de bonne grosseur et son contenu en amidon excellent.

Quatre braves agriculteurs ont semé un total de 500 à 600 acres de maïs grâce à une technologie irlandaise. Le semoir déroule un paillis de plastique biodégradable avec un herbicide de pré-émergence. La rentabilité de cette nouvelle technique de culture du maïs reste à démontrer, mais les résultats de cette année sont prometteurs.

En somme, on se souviendra de la saison 2012 à cause de la sécheresse. Les cultivateurs qui ont labouré au printemps ont trop asséché leurs terres, ce qui a affecté les rendements. Cette année, il fallait à tout prix préserver l’humidité!

Le vers légionnaire s’est pointé le bout du nez à certains endroits et le vent chaud a favorisé la propagation de certains insectes. À cause du temps sec, il y a eu moins de maladies.

Ce qui caractérise aussi la saison 2012 est le nombre de terres à se faire défricher au Témiskaming: à l’est dans Brethour et à l’ouest dans Kenebeek et Charlton. La demande est forte et les prix sont à la hausse. De plus l’agronome, Daniel Tassé, ne se souvient pas d’avoir été autant impliqué avec des agriculteurs qui veulent acheter des terres de la couronne.

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