Volume 29 Numéro 03 Le 21 septembre 2011

Rencontre avec des mordus du labour

Par Marc Dumont, collaborateur


Les 9, 10 et 11 septembre se tenait le Concours de labour du Témiscaming, sur les terres de Roch et Anne-Marie Loranger dans la région d’Earlton. C’est sous le ciel bleu que quatorze laboureurs se sont adonnés à leur passion. Parmi ces mordus, plusieurs ont leur petit côté spécial et l’Agricom les a rencontrés afin de vous dresser un portrait de ces hommes et ces femmes qui partagent une passion commune.

 

Le mot passionné n’est pas de taille pour définir Winston Robert de Toronto. Ce banquier à la retraite qui cumule 25 ans d’expérience en labour de compétition parcours autant de concours de labour qu’il le peut dans une année. À titre d’exemple, l’an dernier, il en a fait 27. Ce n’est pas peu dire, mais ce n’est pas suffisant encore pour lui ! Son objectif : faire le tour de toutes les compétitions des chapitres locaux de l’Association des laboureurs de l’Ontario et il y en a 50… Il s’est même rendu au Manitoba, en Alberta, à l’Ile du Prince Edward et au Nouveau Brunswick pour u pratiquer et y partager son amour pour la terre. « Je n’ai manqué le concours de labour du Témiskaming qu’une seule fois depuis ses débuts. Ici on me traite bien, alors je reviens » avoue-t-il.

 

Enfant, c’est sur la ferme de sa grand-mère en Irlande qu’il a pris goût au travail de la terre. Membre de l’Association des tracteurs anciens de l’Ontario, c’est avec son vieux Massey-Harris de 1951 et sa charrue traînante Massey-Harris de 1930 qu’il laboure.

 

En jasant avec les autres laboureurs, j’y ai rencontré un agriculteur à la retraite, John Burns de Powassan. « Je me souviens du temps où tout sur la ferme se faisait avec des chevaux : le foin, les semences, le labour, le bois de chauffage, les promenades en traîneau. » Lui aussi  est un assidu du concours et dit avec toute franchise : « je suis content d’être de retour encore cette année ».

 

Puis, il y avait l’incontournable Tom Allison qui tient à ce que vous examiniez le lot qu’il vient de labourer. Le premier labour est parfaitement droit. Il est impossible de distinguer où les deux sillons d’un trait de charrue embarquent sur les deux suivants. Par contre, il n’est pas satisfait de son ados, trop élevé, pour lequel le juge lui enlèvera des points. Mais il est tout de même content de lui-même : il n’y a pas d’herbe qui paraît, il a le bon nombre de labours et ils sont bien tassés l’un sur l’autre.

 

Un autre laboureur remarquable : Yoland Rocheleau de Palmarol au Québec. Il est fidèle au rendez-vous chaque année. Pour M. Rocheleau, labourer avec des chevaux est un art qui se pratique lentement lorsqu’on est en plain contrôle de ses chevaux. Le résultat de son labour frise la perfection, si bien que son lot sert de modèle pour les autres. Sa participation au Concours international de labour cette année à la Chute à Blondeau ne passera pas inaperçue. À suivre.

 

Le concours attire également des jeunes comme Alexandra Loranger qui y participe pour la troisième année. Malgré la participation restreinte des femmes dans ce type d’événement, la jeune femme ne se laisse pas intimider et pratique fièrement son travail du sol, sous l’œil attentif de son père qui l’appui dans ses démarches.

 

À noter que l’an prochain, le Concours se tiendra à date fixe soit la fin de semaine après la fête du travail.

 

Vignette: John Burns de Powassan avec sa charrue Sulky est un habitué du Concours de labour du Témiskaming.

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