Le 18 mars 2004

Rencontre avec les auteurs de « Les noces d’Antoine et Corine »

Par Chantal Quirion


Lucie et Jean-Marie Séguin, auteurs de « La Noce d’Antoine et Corine », commencent à être nerveux à l’approche de la grande première, qui sera présentée le 27 mars prochain dans le cadre des Célébrations du 75ième anniversaire de l’UCFO. Photo C.Quirion.

Agricom a déjà publié 2 articles sur cette pièce, incluant la liste des musiciens et des chanteurs. Voir les éditions d’ Agricom du 26 février et du 3 mars derniers.

Jean-Marie Séguin et son épouse Lucie, ont travaillé ensemble à la création de « Les noces d’Antoine et Corine », à la rédaction du scénario et aux choix des comédiens. Ils forment une équipe exceptionnelle et c’est toujours conjointement, qu’ils répondent aux questions lorsqu’il s’agit de cette pièce. On les retrouvera également sur la scène à titre de comédiens, ainsi que leur fils Étienne.

Entrons donc chez les Séguin, pour savoir comment a commencé cette belle aventure.
Agricom- Comment avez-vous eu l’idée d’écrire cette pièce?

Jean-Marie et Lucie- En fait, cela est lié à notre participation à la « Veillée des 2000 souvenirs ». Nous avions eu beaucoup de plaisir à participer à ce spectacle à grand déploiement et projetions en faire plusieurs représentations en milieu rural. Malheureusement l’idée a dû être abandonnée parce qu’il était difficile d’exiger autant de disponibilité d’un si grand nombre de personnes.

Pour cette pièce qui relatait l’histoire du village de St-Pascal-Baylon, Julie Henri, la metteure en scène, avait fait beaucoup de recherche et s’était très bien documentée sur l’arrivée des premiers colons francophones à St-Pascal. Comme ces derniers étaient majoritairement des agriculteurs, cela nous a donné l’idée de monter une pièce pour le 75ième de l’UCFO, en nous appuyant sur les premières scènes de la Veillée comme point de départ. Nous avons aussi pensé, que d’un village francophone à l’autre, l’histoire devait beaucoup se ressembler à ses débuts.

Ag- Comment avez-vous procédé pour la création des personnages et des tableaux?

JM et L – Pour les rôles principaux, nous nous sommes basé sur des personnages fictifs déjà inventés mais dont personne ne connaît l’origine. Nous leur avons construit une enfance et nous les avons intégrés dans les premières scènes qui relatent l’arrivée en terre ontarienne. En les faisant vieillir, nous amenons chacun des sujets que nous voulions traiter et illustrer.
Nous voulions parler de tous les aspects qui ont marqué la vie des agriculteurs francophones, en passant par la petite école de rang et l’application du règlement 17, la création de l’Union des cultivateurs franco-ontariens, la naissance des coopératives jusqu’à l’établissement du Collège d’Alfred.

AG- Comment avez-vous recruté les acteurs’

JM et L- Au départ, nous avions pensé travailler avec les mêmes acteurs que pour la Veillée. Comme notre scénario portait uniquement sur l’histoire agricole, les comédiens se sentaient moins interpellés. Alors, nous avons décidé de nous tourner vers la communauté agricole.

Nous ne connaissions pas personnellement Louis Racine mais nous savions son intérêt pour le folklore et nous avions apprécié ses talents de ?câleur?, musicien et chanteur. Il nous semblait un candidat idéal pour le rôle du crieur. Nous l’avons approché et cela a cliqué tout de suite. Quant à sa femme Louise, à son ton de voix et à sa grande expressivité, nous avons rapidement senti qu’il y avait un rôle pour elle. Finalement, la famille participe au grand complet et c’est une bonne chose puisque les pratiques deviennent une activité pour le couple et leurs quatre enfants.

C’est un peu la même chose avec Jean-Yves Gaudreau. Sa passion pour les chevaux nous permettait de l’imaginer parfaitement en forgeron. Son épouse Lucie s’est jointe à la distribution et leur fille Chantal, a accepté d’interpréter le rôle principal de Corine.

Pour Antoine, nous avons demandé à Hugo Ouellet que nous avions déjà vu dans une pièce amateur et à notre grand bonheur, il a accepté.
C’est ainsi que nous avons commencé, en comblant les rôles principaux, pour finir avec une distribution complète de vingt-trois comédiens.

AG- Comment se sent-on à quelques jours de la première?

JM et L – Nerveux! On se rend compte qu’il faut encore couper, il faut aussi accélérer lors des changements de costumes, bref? les dernières pratiques générales ne seront pas superflues pour peaufiner et coordonner les prestations des comédiens, des musiciens et des chanteurs. Julie Henri, la metteure en scène, va avoir bien du pain sur la planche d’ici le 27.

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