Volume 26 Numéro 15 Le 1er avril 2009

Rencontre Passerelles à l’emploi rural pour nouveaux Canadiens à l’Université de Guelph-Campus d’Alfred

Par Nicole Tessier, Communication, Université de Guelph-Campus d'Alfred


Tout près de quarante nouveaux arrivants ont assisté durant le fin de semaine des 28 et 29 mars derniers, à une série de causeries et d’échanges dans le cadre de Passerelles, ce qui leur a permis de découvrir le milieu rural est-ontarien.

En provenance de Toronto et d’Ottawa, les participants pour la plupart dotés de diplômes en agriculture obtenus à l’étranger, cherchaient des réponses à de multiples questions relativement à l’emploi.

D’emblée, les nouveaux arrivants ont eu l’occasion d’échanger avec des représentants de services, tels le RDÉE-CCO et le Bureau de santé de l’Est de l’Ontario ainsi qu’avec des propriétaires d’entreprises.

Parmi ces derniers se trouvaient, Nadia Carrier des Serres Quenneville, Philippe Henrard de Léon Delorme ltée, Denis Latour, administrateur à la Coopérative Fromagerie St-Albert et Geoffroy Laflèche de Laflèche Environnemental.

La table qui a suscité un vif intérêt a été celle animée par Amadou Thiam, ingénieur, contrôle de la qualité de l’air au MAAARO à Alfred pour des raisons qui relèvent davantage de l’expérience personnelle de monsieur Thiam. Les « ce qu’il faut faire et ne pas faire » ont grandement profité aux nouveaux arrivants, certains ayant foulé le sol canadien que très récemment.

Pour sa part, Renée Bergeron, directrice du Campus d’Alfred, a réitéré l’engagement du Campus d’Alfred à la promotion de la diversité rurale.

L’Ontario Institute of Agrologists (OIA)
Outre les tables de discussion, les participants ont eu droit à une présentation de monsieur Terry Kingsmill de l’Ontario Institute of Agrologists (l’Institut des agronomes de l’Ontario), une association qui gouverne les services professionnels en agronomie depuis 1960.

M. Kingsmill indiquait à son public intéressé que plus de 50 professions ou métiers exigeaient une reconnaissance professionnelle au Canada et cela dans le but d’assurer aux Canadiens une confiance indéfectible dans le système. Il a même souligné les problèmes qu’engendre l’incompétence en rappelant le triste cas de Walkerton.

L’OIA compte trois ans d’expérience dans les programmes pour soutenir les diplômés formés à l’étranger. Le soutien se traduit par une approche stratégique et par une orientation de processus. M. Kingsmill a insisté sur la valeur du titre professionnel et du permis d’exercice de la profession.

L’Institut des agronomes de l’Ontario offre aussi de la formation dans le développement des habiletés nécessaires pour décrocher un emploi au Canada, dont la connaissance d’une langue seconde. D’ailleurs, une courte présentation sur « l’anglais comme langue seconde », a été offerte lors de l’activité Passerelles. Monsieur Paul Beam, professeur émérite à l’Université de Waterloo, a donné quelques pistes pour acquérir de bonnes bases d’une langue seconde.

Monsieur Kingsmill n’a pas hésité à applaudir le Campus d’Alfred en tant que partenaire dans ces initiatives permettant d’assister les organismes francophones pour la livraison de la formation en agriculture.

Est-ce que les nouveaux Canadiens souhaiteraient devenir producteurs ou transformateurs’ Tout en constatant la demande de nouveaux produits sur le marché, c’est la question que se pose la Québec Farmers Association, qui représente les agriculteurs anglophones au Québec et qui était également présente lors de l’activité. Monsieur Ivan Hale, qui en est le directeur général, a présenté les scénarios possibles pour les nouveaux Canadiens.

Le témoignage de Kalima Nkoma Mwange, Ph.D., P.Ag., originaire du Congo et actuellement chercheur à l’Université d’Ottawa, a certainement donné espoir aux diplômés formés à l’étranger en agriculture. Il a dû lui-même se former pour satisfaire les exigences canadiennes.

D’ailleurs, le dossier de chaque participant sera étudié et un suivi aura lieu afin de leur apporter le soutien nécessaire pour l’obtention d’une reconnaissance. Tous se sont entendus pour dire que cette activité était importante pour l’intégration des nouveaux Canadiens.

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