Retour sur l’année agricole 2017


Voici la première partie des manchettes agricoles qui ont alimenté votre journal Agricom en 2017.

Par Chantal Quirion


Voici quelques points saillants qui ont fait la manchette dans le journal Agricom en 2017. Dans cette première partie, voici un condensé des mois de janvier à juillet.

Janvier

Campus d’Alfred

Les partenaires pour la relance du campus d’Alfred se réunissaient le 12 janvier 2017 pour une session de travail avec des élus de tous les paliers gouvernementaux.

L’année 2017 s’amorce dans la continuité avec une volonté manifeste d’assurer la poursuite des activités d’enseignement à Alfred.  Les partenaires pour la relance du campus d’Alfred soit les Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR), le collège La Cité, la Société de développement communautaire de Prescott et Russell (SDCPR), l’Académie entrepreneuriale et l’Union des cultivateurs franco-ontariens (UCFO) se réunissent le 12 janvier  pour une session de travail avec des élus de tous les paliers gouvernementaux. On présente un plan de relance qui comprend un carrefour communautaire dans le bâtiment principal. L’idée de scinder le campus d’Alfred en deux fait son chemin. La proposition est présentée à la province qui l’approuvera ultérieurement. Le Lower campus inclut  les bâtiments de ferme où loge  la Ferme d’éducation et de recherche du campus d’Alfred (FERCA), quelques serres et la majorité des terres alors que le Upper campus comprend l’édifice principal, le gymnase et quelques bâtiments. Ainsi, deux propositions distinctes ont pu depuis, être négociées séparément.Pour sa part, la FERCA a commencé à négocier de gré à gré avec la province. Les partenaires pour le campus eux ont déposé une proposition d’intérêt à la fin de septembre. En attendant un développement dans cette affaire,  l’Institut de formation et de recherche agroalimentaire (IFRA) de La Cité continue de dispenser la formation sur le campus. .

Main d’oeuvre

Revendiqué depuis cinq ans, le retrait de la limite de quatre ans imposée aux travailleurs étrangers temporaires venant au Canada a été applaudi par diverses agences œuvrant dans le secteur de la main-d’œuvre et de l’agriculture. Découlant de cette nouvelle législation, les producteurs laitiers notamment, qui sont de plus en plus nombreux à faire appel au Programme de travailleurs étrangers temporaires (PTET) – volet agricole, pourront réembaucher les employés de leur choix autant qu’ils le désirent.

Février

Jour de l’agriculture

Le 16 février a été la première édition du Jour de l’agriculture canadienne, une célébration se voulant l’occasion de mettre en évidence les liens entre les Canadiens, leurs aliments et les personnes qui les produisent. Le maître d’œuvre de l’événement, Financement Agricole Canada (FAC) a conclu au succès pour ce rendez-vous qui s’est tenu dans la capitale nationale.

Après un dîner-conférence en compagnie de Michael Hoffort, président -directeur général de FAC, la parole a été donnée à la relève avec une discussion articulée autour du thème de l’importance des jeunes, de la technologie et de l’innovation. Finalement, une réception mettant en valeur la diversité et la qualité des denrées produites au pays a clôturé cette journée en beauté.

 

FarmFood360°

 Les Canadiens qui souhaitent connaître la véritable histoire derrière leurs aliments peuvent maintenant aller directement à la source en faisant une visite virtuelle de fermes et d’usines de transformation. Farm and Food Care vient de présenter sa toute dernière initiative nationale de sensibilisation du public : FarmFood360°.

À l’aide de caméras à 360° et de la technologie de la réalité virtuelle, le nouveau site Web FarmFood360° (www.FarmFood360.ca) offre la possibilité de visiter de véritables fermes et usines de transformation des aliments. Il s’agit de la plus récente version de l’initiative Visite virtuelle des fermes, qui a connu un franc succès depuis son lancement en 2007.

 

Nouvelle venue à la CCL

Jennifer Hayes est nommée commissaire à la Commission canadienne du lait (CCL) pour un mandat de trois ans. Mme Hayes est productrice laitière et éleveuse de bovins de boucherie en Gaspésie au Québec.  Elle représente la troisième génération de l’exploitation PineCrest Farms de Shigawake, dont elle est copropriétaire avec son père et son oncle. Il s’agit de la ferme laitière qui se trouve le plus à l’est dans la partie continentale du Québec.

Mme Hayes a une vaste expérience de la gouvernance en tant que membre active de l’Union des producteurs agricoles (UPA) et de ses syndicats de base, de producteurs laitiers et de producteurs de bœuf.

Mme Hayes est également titulaire d’une maîtrise en administration des affaires de l’Université Concordia et elle participe activement aux initiatives de développement rural dans sa région. Elle s’intéresse particulièrement aux politiques de renforcement les collectivités rurales et l’agriculture durable.

 

Prix d’excellence

La Fromagerie Kapuskoise a été honorée d’un  Prix de la première ministre pour l’excellence en innovation agroalimentaire 2016.  Le maître-fromager François Nadeau, fondateur et propriétaire de cette entreprise artisanale de Kapuskasing  a ainsi vu ses efforts récompensés, lui qui compte maintenant cinq fromages fins de qualité internationale et patiemment mûris comme le veut la méthode artisanale française. On sait que depuis, une collaboration avec La chèvrerie de Hearst a augmenté sa gamme de produits.

Mars

Perte tragique

La communauté agricole est sous le choc. Bertrand Villeneuve de la Ferme 3V / Ferme Bertrand Villeneuve à Saint-Eugène dans l’Est ontarien a perdu la vie dans un incendie à la ferme, le 7 mars 2017.

Le  feu a pris naissance dans le hangar à machinerie. L’immense structure qui abritait une batterie complète d’équipements agraires s’est volatilisée en fumée. Mais bien au-delà des pertes matérielles qui secouent la famille, la perte d’un être cher s’inscrit comme un véritable drame pour son épouse Micheline et leurs six enfants de même que leurs conjoints. Parents, voisins et amis sont accourus sur les lieux du sinistre pour soutenir la famille.

La FERCA en tête de palmarès

La Ferme d’éducation et de recherche du Collège d’Alfred (FERCA) se retrouve en tête de palmarès avec le 2e rang sur les 52 troupeaux laitiers ontariens de régie biologique selon le classement de Can West DHI (Dairy Herd Improvment).La FERCA se hisse du coup au sommet national avec une douzième position sur les 145 troupeaux bio du Canada.

Depuis le début des ses activités en août 2015, la FERCA a acquis de nouvelles bêtes pour suivre le rythme des augmentations de quota, dont une augmentation initiale substantielle faisant passer la production de 36 kg à 50 kg. Depuis, les hausses se sont succédé pour atteindre 55 kg. Le troupeau compte maintenant près de 50 vaches en lactation.

 

Prix d’excellence en agriculture Pierre-Bercier

L’Union des cultivateurs franco-ontariens a honoré Hélène et Denis Bourdeau du Prix  d’excellence en agriculture Pierre-Bercier. Ce couple d’agriculteurs d’Embrun a ainsi été reconnu pour sa contribution exceptionnelle à la communauté agricole, particulièrement dans le secteur coopératif. M. Bourdeau a tiré sa révérence à la présidence de la Coopérative agricole d’Embrun après 27 ans d’engagement au sein du conseil d’administration, fonction qui l’a aussi amené à être représentant à l’échelle canadienne pour la coopérative Growmark. C’est Hélène son épouse qui prenait la ferme et la famille en main pendant l’absence de ce dernier. Il n’y a pas une tâche qu’Hélène Bourdeau n’ait accomplie au sein de l’entreprise familiale.

 

Les œufs ont la cote

Au début de 2017, les chiffres permettent de dire que 2016 était la dixième année consécutive de croissance des ventes au détail d’œufs au Canada; les ventes enregistrées en 2016 étaient supérieures de 5,6 % aux ventes de 2015, ce qui équivalait à
16,8 millions de douzaines d’œufs. Cet essor s’explique par différentes raisons. Les protéines sont au nombre de ces raisons, explique Bonnie Cohen, directrice, Marketing et nutrition, des Producteurs d’œufs du Canada (POC).

 

Entente-cadre

Lise Bourgeois, présidente de La Cité  paraphe l’entente liant l’Institut de formation et de recherche agroalimentaire (IFRA) et la Ferme d’éducation et de recherche du campus d’Alfred (FERCA), représentée par son président,  Philippe Etter.

La  FERCA et l’IFRA ont paraphé une entente-cadre officialisant leur statut de partenaires privilégiés concernant les infrastructures du complexe laitier sur le campus d’Alfred.

En vertu de cette entente, la FERCA – Ferme d’éducation et de recherche du campus d’Alfred s’engage à rendre ses installations disponibles aux étudiants de l’IFRA – Institut de formation et de recherche agroalimentaire – du Collège La Cité/campus d’Alfred. Elle s’engage du même souffle à appuyer les projets de recherches en agriculture parrainés par l’IFRA ainsi que les projets de développement en agroalimentaire pilotés par l’Institut en lui permettant de se servir de la ferme, du troupeau laitier et des parcelles de terrains du campus.En contrepartie, l’IFRA assure qu’elle s’adressera à la FERCA en priorité pour assurer ce volet de son mandat.

 

Avril

Mérite agricole

Madame Yollande Laviolette est honorée à titre posthume du Mérite agricole franco-ontarien décerné par l’Union des cultivateurs franco-ontariens (UCFO). Native de Lefaivre dans l’Est ontarien, cette agricultrice a su faire face à bien des défis et s’est montrée courageuse dans l’épreuve, dont deux incendies et la tempête de verglas. Elle  a laissé à la postérité une entreprise florissante,  la Ferme avicole Laviolette à St-Isidore. Ses fils Marcel et Pascal poursuivent son œuvre. Malgré tous les défis que lui a causés sa carrière de chef d’entreprise avicole, madame Laviolette a toujours été très généreuse de son temps pour participer à des causes qui lui tenaient à cœur. On dit qu’elle était très fière d’avoir fait croître une petite entreprise en tant que FEMME, mère monoparentale et d’avoir œuvré dans le milieu masculin

Kapuskasing, destination boeuf

Ils sont venus de partout en Ontario. Plus de 225 agriculteurs, surtout des éleveurs de bœuf, ont participé au Colloque agricole organisé par le réseau communautaire du Nord-est à Kapuskasing.  L’événement visait à évaluer le potentiel de cultiver dans
« La grande enclave argileuse. » Kapuskasing avec sa ferme de démonstration se positionne comme le centre de ce nouveau départ en agriculture.

Empreinte écologique

Les Producteurs laitiers du Canada dressent un bilan positif de l’évolution de l’industrie laitière. Les émissions de gaz à effet de serre des fermes laitières canadiennes ont diminué d’environ
1 % par année en moyenne entre 1990 et 2012.

Aujourd’hui, la production laitière canadienne est responsable de moins de 2 % des émissions totales de GES du Canada. Par ailleurs, les vaches produisent trois fois plus de lait qu’il y a 50 ans, et ce, grâce à une amélioration du confort des animaux et aux plus récentes connaissances scientifiques appliquées à la gestion des troupeaux.

 

Investissement dans les sciences et l’innovation agricoles

Un investissement de 70 millions de dollars sur six ans, à compter de 2017-2018, pour appuyer les découvertes scientifiques et l’innovation est au nombre des enveloppes consacrées au soutien du secteur agricole dans le budget 2017.La recherche sera axée sur les priorités émergentes comme les changements climatiques et la conservation des sols et de l’eau.

Ce nouvel investissement se greffe à l’investissement de 30 millions sur six ans prévu dans le budget de 2016 pour de la recherche avancée visant à atténuer les menaces biologiques pour l’agriculture.

 

Valeur des terres agricoles

La valeur moyenne des terres agricoles au Canada a continué d’augmenter en 2016, mais à un rythme moindre dans la plupart des provinces, indique Financement agricole Canada (FAC), dans son dernier rapport Valeur des terres agricoles. L’Ontario arrive au deuxième rang des augmentations les moins élevées avec une inflation de 4,4 %, comparativement à 7,9 % à l’échelle nationale en 2016. Au Canada, la valeur des terres avait progressé de 10,1 % en 2015 et de 14,3 % en 2014. Des hausses variables ont été enregistrées au cours des 25 dernières années.

 

Mai

Retards dans les semis

Tous se souviendront du printemps 2017 pour l’abondance de pluie, les inondations qui en ont découlé et le retard dans les semis.

« Pour les précipitations, on est très au-dessus de la normale, au moins deux fois plus que la normale, surtout dans le sud de l’Ontario », indiquait Peter Kimbell, météorologue pour Environnement Canada, Le Nord et l’Est ontarien n’ont pas été épargnés n’ont plus. Pour mars et  avril, on a enregistré 235 mm de pluie à Ottawa, le dernier record était en 2011 avec 249 mm et avant en 1947 et 1909. Pour les agriculteurs, ces pluies anormalement abondantes et les températures froides qui sont venues avec se sont traduites pour plusieurs par une impossibilité d’amorcer les semis.

Juin

Popsilos

 

Dans le cadre du 150e anniversaire du Canada, le projet Popsilos a fait vibrer la campagne est-ontarienne. Huit artistes ont entrepris la production de cinq murales géantes sur des silos de fermes dans Prescott et Russell. Le circuit touristique combinant les arts et l’agroalimentaire mis de l’avant par Jennifer Larocque a été inauguré le 30 juin.

 

Demandes  U.S.A

Dans leur lettre de 15 pages, les producteurs laitiers américains précisent deux demandes majeures visant le Canada: l’abolition des nouvelles règles sur le lait diafiltré, et un accès plus large aux marchés canadiens,  plus large en tous cas que les 3,25 pour cent prévus par la première ébauche du Partenariat transpacifique.

Ces demandes ont été présentées par écrit au gouvernement américain, qui consulte alors les différentes industries en vue de la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA), qui doit s’amorcer en août. Ces demandes constituent un bon indicateur de ce que les négociateurs américains amèneront à la table, mais aussi de ce que les législateurs des États producteurs pourraient exiger avant d’accorder leur appui au nouvel accord.

Juillet

 

Quotas laitiers

Les conseils d’administration des offices provinciaux de P5 ont approuvé une augmentation de 5 % du quota négociable à compter du 1er juillet. Cette décision des offices de P5 vise à assurer que la production de lait comble la demande, sachant que les inventaires de beurre n’ont pas atteint le niveau cible révisé de 35 000 tonnes. Cette tendance à la hausse est observée depuis décembre 2014. Les hausses de quota depuis cette date totalisent 15 % au 1er juillet, dont 8 % au cours de 2016. 

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