Volume 37 Numéro 1 - Le 30 août 2019

Retour sur les portes ouvertes à la Ferme Mellohills de Rockland


Le 24 août dernier, c’était journée portes ouvertes à la Ferme Mellohills de la Famille Meloche à Rockland dans l’Est ontarien. De gauche à droite : Maxime, Alain, Gaetan, Luc et Stéphane. Photo : Roxanne Lormand

Par Roxanne Lormand
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Le 24 août dernier, c’était journée portes ouvertes à la Ferme Mellohills de la Famille Meloche à Rockland dans l’Est ontarien. Déjà à 10 h 30 le matin les gens affluaient en famille pour voir les installations.

La ferme compte 5 employés à temps plein de la famille. Alain et Gaetan sont propriétaires et leurs fils employés. Les deux garçons de Gaetan, Luc et Stéphane, ainsi que le garçon d’Alain, Maxime, travaillent tous à la ferme. Luc, Stéphane et Maxime sont la 4e génération de la ferme.

En ce moment, l’entreprise compte environ 185 têtes en lactation. Le troupeau en tout compte près de 400 bêtes. En plus de la production laitière, l’exploitation compte près de 1400 acres de terres en culture.

Le troupeau en tout compte près de 400 bêtes dans les installations de la ferme. Photo Roxanne Lormand

Pourquoi avoir modernisé l’étable et les équipements ? Une des raisons principales c’est que l’entreprise voulait passer à trois traites par jours sans avoir nécessairement besoin de plus d’employés. « La main-d’œuvre agricole fiable est assez difficile à trouver de nos jours. » a souligné Luc Meloche. Les robots de traite se sont donc avérés les premières nouveautés à la ferme. Le carrousel de 20 places pour la traite a été remplacé par 4 robots. « L’adaptation des vaches s’est faite très bien et rapidement en deux semaines, » a expliqué Luc.

 « Les robots ont été installés en 2016 et ont débuté le 24 février 2016, » raconte Luc. « On voulait voir comment on pouvait regagner en production de lait de la vache tout d’abord avant de rebâtir et de trop investir pour construire une nouvelle étable. »

La ferme compte maintenant quatre robots de traite. Photo : Roxanne Lormand

Lors de l’événement portes ouvertes, on pouvait voir les vaches se diriger toutes seules vers les robots, patientes, chacune à leur tour. La ferme compte quatre robots ce qui donne une moyenne de 45 vaches par robot, suffisant pour assurer une troisième traite automatique assez efficace chez la plupart des vaches. 

 « La moyenne est de 2,6 visites, car des vaches n’ont pas besoin de 3, » a éclairci Alain Meloche, copropriétaire de la ferme. L’an passé, la moyenne de production par tête est montée jusqu’à 37 kg de lait. Maintenant, la moyenne tourne autour de 32 kg.

Lorsque questionné afin de savoir si avec les robots il y a plus de travail à faire, Alain explique que le travail est modifié. « Nous avons un petit moins d’ouvrage avec les robots, mais il ne faut pas penser qu’après qu’on met des robots nous n’avons plus rien à faire, sinon ça ne fonctionnera pas, c’est un travail différent. » Le travail change et les nouvelles tâches viennent avec. « Il faut quand même être dans la grange pour surveiller les robots et aussi il y a toujours quelques vaches qui ne rentrent pas dans les robots. Il faut surveiller les ordinateurs et aller les chercher parfois pour qu’elles rentrent se faire traire lorsque cela fait trop longtemps. » Alain rajoute en riant que c’est souvent les mêmes qui sont récalcitrantes !

Photo : Roxanne Lormand

L’installation des robots pour la traite a permis d’économiser au moins 7 heures de travail par jour à Alain; des heures économisées qu’il bénéficie alors à d’autres tâches.

« Après l’installation des robots en février 2016, ça est resté 2 ans et demi comme ça avant de prendre la décision de rebâtir telles les nouvelles installations actuelles. » a expliqué Luc.

La partie des vaches taries et où se trouvent les robots actuels a été reconstruite. Ils ont démoli la vieille étable au complet et ont reconstruit tout en gardant les vaches sur place. Les robots étant déjà présents, ils ont simplement eu besoin de les déménager de l’ancienne section à la nouvelle. « Ça n’a pas été facile non plus, souligne Luc. Déménager quatre robots, en même temps qu’une nouvelle construction tout en les gardant toujours utilisables, ça n’a pas été drôle. »

Les travaux de démolition de l’ancienne étable ont commencé en novembre 2017, alors que la nouvelle construction a débuté en juin 2018. Le projet total de reconstruction aura donc duré environ deux ans.

La famille Meloche devant les nouveaux bâtiments. Photo : Roxanne Lormand

Également, un système d’alimentation automatisé Lely Vector pour nourrir les animaux a été installé avant Noël en 2018. À lui seul, il fait aussi économiser 7 heures de travail. « Ça été un gros investissement, mais à long terme on sauve plusieurs heures, » dit Luc Meloche. Gaetan, le père de Luc et Stéphane, était un peu septique au début et difficile à convaincre « pour lui c’était comme perdre sa job ». « C’est lui qui les soignait et il préférait remettre son mixer comme avant, mais on est venu à bout de le convaincre des bienfaits de la technologie. » a rajouté Luc.

Lors de la journée portes ouvertes, plusieurs visiteurs admiraient le système d’alimentation automatisé à l’aide du robot. À gauche, on peut voir Luc Meloche expliquer les avantages de leur nouveau système aux visiteurs curieux. Malgré le gros investissement, cela permet d’économiser aussi sept heures de travail dans une journée. Photo : Roxanne Lormand

Par ailleurs, un nouvel ajout à la ferme c’est aussi les gicleurs à l’eau. Ces gicleurs produisent une bruine rafraîchissante pour les vaches lors de journées chaudes en été. Un investissement qui vaut la peine pour Luc même si c’est nouveau, le confort des vaches s’en voit amélioré c’est certain. De plus, lors de la nouvelle construction quelques ventilateurs ont aussi été rajoutés pour le confort des animaux dans l’étable.

Les heures économisées à la ferme permettent également à la famille de faire plus de travail aux champs et de prendre soin des animaux. Ainsi, même l’insémination est dorénavant effectuée par l’entreprise elle-même.

Pour l’instant tout semble bien fonctionner à la Ferme Mellohills qui est terminée depuis avril dernier. Lorsqu’on demande à Luc si d’autres changements sont à venir, sa réponse : « À venir il n’y a pas d’autres changements qui s’en viennent, tout est en place et fonctionne ! »

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