Le 3 juillet 2002

Roland Piché, 80 ans, de Bourget Le septième président de l’histoire de l’UCFO n’est plus

Par Étienne Alary


Feu Roland Piché, un ancien président de l’Union des cultivateurs franco-ontariens dans les années 1950.

Le 13 mai dernier, M. Roland Piché de Bourget, un ancien président général de l’Union des cultivateurs franco-ontariens, est décédé à la suite d’une longue maladie. Étant un agriculteur chevronné à ses heures, Agricom a pensé vous offrir un survol de l’implication de M. Piché au sein de l’UCFO.

C’est en 1944 que Roland Piché s’établit dans la région de Bourget pour y devenir agriculteur. Cinq ans plus tard, Roland Piché embarque dans le Cercle agricole de Bourget de l’Union catholique des cultivateurs franco-ontariens*.

Roland Piché accepte la présidence du cercle agricole local à l’automne de l’année 1949. Il fut entouré par Jean-Louis Marcil à la vice-présidence du cercle et par Roland Boileau comme secrétaire.
Le procès-verbal de cette rencontre, dont Agricom a retrouvé la trace dans les archives de l’Union des cultivateurs franco-ontariens (UCFO) qui sont désormais au Centre de recherche en civilisation canadienne-française à Ottawa, fait état des commentaires de M. Piché à la suite de sa nomination. «Après l’élection, le nouveau président prit place à son siège. Il nous a dit qu’il n’acceptait pas ce poste comme un honneur, mais bien comme une tâche et qu’il fera tout son possible pour faire progresser le cercle, avec la coopération des directeurs et de tous les membres», est-il écrit.

Implications dans l’Union des cultivateurs

Toujours en 1949, Roland Piché s’impliqua pour la première fois au sein de l’exécutif de l’UCFO. Il se présenta, le 17 novembre 1949 au Congrès général de l’UCFO. Il est alors le délégué officiel de la région d’Ottawa. Au cours de cette assemblée annuelle, un nouveau bureau de direction est formé, Émile Laplante succéda à Jean-Noël Dessaint à la présidence de l’organisme. De son côté, Roland Piché fait son entrée à l’exécutif de l’organisation en acceptant le poste de 2e vice-président. Roland Piché occupa ce poste pour deux termes d’une année (1949-1950 et 1950-1951).
C’est lors de la 17e assise de l’UCFO, qui eurent lieu le 5 décembre 1951, que Roland Piché fut nommé le septième président général de l’histoire de l’Union. Pour son premier mandat, M. Piché fut secondé par Elvé Brisson et Alphonse Yelle à titre de vice-présidents et Adélard St-André et Jean-Noël Dessaint à titre de directeurs.

Le procès-verbal de cette rencontre présente, de nouveau, les commentaires du nouveau président : «Dans son allocution, le Président général dit que s’il semble y avoir tant de désintéressement à l’Union, c’est peut-être parce que les chefs n’ont pas su donner aux valeurs spirituelles la part qu’il leur revenait», peut-on lire.

Lors de cette assemblée générale, il fut convenu, sous la présidence de M. Piché, de diviser la région de l’Est de l’Ontario en deux régions : la région du Comté de Prescott et la région du Comté de Russell. À l’époque, chacune des régions comprenait une douzaine de cercles agricoles.

M. Piché occupa le poste de président de l’UCFO jusqu’au congrès général de 1953. Il céda alors la présidence à celui là même qu’il avait remplacé, soit Émile Laplante.

C’est alors qu’il était président de l’UCFO, que l’organisme décida, en 1953, d’embaucher un propagandiste pour augmenter le nombre de membres. Pour voir à ce travail, l’UCFO embaucha J. François Séguin. Ce dernier devint, à la fin de l’année 1953, secrétaire général de l’UCFO.

Après avoir laissé la présidence de l’UCFO, Roland Piché demeura impliqué pour une année. Il était un des membres du comité de la propagande, avec Adélard St-André et Anselme Lacroix.

En 1967, Roland Piché cède la ferme familiale à son fils Léo Piché. Léo Piché possède toujours la ferme familiale aujourd’hui. Cependant, il a délaissé la production laitière en 1998 pour se concentrer sur la grande culture.

«Ce que je retiens de mon père, c’est le respect d’autrui. Il n’abaissait jamais quelqu’un dans le but de se faire valoir. Je retiens aussi la grande et longue amitié qu’il a entretenue avec les regrettés Jean-Noël Dessaint de Sarsfield et Honoré Bourdeau d’Embrun. Ces trois personnes se sont côtoyées pendant de longues années. Ils ont notamment oeuvré pendant plus de 25 ans dans le domaine de l’assurance (mouvement ?The Co-operators’)», se souvient Léo Piché.

Dans le livre Les Sillons de ma vie, l’auteur Jean-Noël Dessaint souligne le succès qu’a connu Roland Piché comme agent d’assurance à temps partiel pour la compagnie. Rappelons qu’à l’époque, M. Dessaint était organisateur pour l’UCFO et qu’il avait accepté de recruter des agents pour la compagnie d’assurance. «C’est par hasard que j’ai rencontré (en 1952) Roland Piché, un cultivateur de Bourget. Roland exploitait une ferme bien organisée avec son fils Léo et jouissait d’un peu de temps libre. Ce fut donc un plaisir pour moi de le recommander. Il obtint son permis et connut beaucoup de succès. Mes autres recommandations eurent moins de succès’», se souvient l’auteur.

*Nota : À ses débuts en 1929, l’Union des cultivateurs franco-ontariens (UCFO) se nommait l’Union catholique des cultivateurs. En 1949, certains cercles locaux avaient conservé le nom original de l’organisme, même si l’organisation générale avait déjà pris le nom par laquelle elle est connue désormais.

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