Volume 30 Numéro 06 Le 9 novembre 2012

Sandy n’épargne pas les cultures

Par Isabelle Lessard, journaliste
redaction@journalagricom.ca


Bien que peu de graves dommages causés par le passage de l’ouragan Sandy sur l’Ontario aient été rapportés, les nombreuses précipitations qui s’en sont suivis ont retardé les agriculteurs dans leurs travaux de récolte.

Alors que de nombreux producteurs se trouvaient dans les champs pour récolter les cultures, ces derniers ont dû mettre sur pause leurs travaux. Les champs ont reçu de grandes quantités de pluie, ce qui empêchera plusieurs agriculteurs de rembarquer à bord de leur moissonneuse-batteuse pour poursuivre la récolte pendant quelques jours encore, selon le président de la Fédération de l’agriculture de l’Ontario, Mark Wales.

«La super tempête Sandy a créé des conditions extrêmement humides partout dans la province, ce qui a empêché les moissonneuses d’avoir accès aux champs, rapporte le président. Les agriculteurs qui ont encore du soya et du maïs dans les champs surveilleront les rapports de météo et d’humidité afin de trouver les petites fenêtres d’occasions propices à la rentrée des récoltes avant l’hiver. »

Le sud-ouest de la province semble avoir été plus durement touché. Des vents violents atteignant jusqu’à 100 km/h ont été enregistrés, ce qui  a provoqué plusieurs déracinements d’arbres et de chutes de fils électriques.

Au plus fort de la tempête, 151 000 foyers étaient privés d’électricité, en Ontario.

Selon les autorités, l’Est ontarien a été la région la plus épargnée.

Désastre en Haïti
Alors qu’Haïti se relevait péniblement de la dernière tempête Isaac qui a frappé le pays en août et du puissant tremblement de terre de 2010, voilà que sa population se voit à nouveau durement secouée par Sandy. L’ouragan qui a laissé 50 centimètres de pluie fait craindre une famine. Le ministère de l’Agriculture haïtien a déclaré que 70 % des récoltes du sud du pays avaient été détruites par l’ouragan qui a déferlé dans la nuit du 24 octobre.

Parmi les 200 000 personnes qui ont dû être déplacées, on compte de nombreux agriculteurs au bord du désespoir. Selon le quotidien haïtien Le Nouvelliste, des animaux ont littéralement été emportés par la crue des eaux et des plantations où l’on cultivait des avocats, des fruits de l’arbre à pain et du maïs baignent dans une marée brune, un mélange de terre, d’eau et de débris.

À peine quelques semaines avant la récolte du café, les cultures ont elles aussi été dévastées. Cela laissera plusieurs cultivateurs sans le sou puisque la culture du café occupe une bonne part de l’économie de certaines localités, dont celle de la région de Camp-Perrin.

Cette destruction des cultures risque fort probablement d’entraîner une augmentation des prix des aliments, ce que craignent les autorités.

Le premier ministre, Laurent Lamothe, a indiqué à l’agence Reuters que «la plupart des cultures épargnées par l’ouragan Isaac ont été détruites par Sandy».

Le directeur du département du Sud au ministère de l’Agriculture, Jean Debalio Jean-Jacques, a affirmé que «Tout ce que les paysans avaient – maïs, tubercules – a été dévasté. Certains avaient déjà préparé leurs champs pour les cultures d’hiver et ça a été dévasté», dont les propos ont été rapportés sur le site Internet CatastrophesNaturelles.net.

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