Volume 33 Numéro 04 Le 09 octobre 2015

Savez-vous planter des choux?


Les partenaires de la ferme Bottes à carottes, Elyna Longpré Pierre-Gilles, Émilie Nolay et Gabrielle Albert.

Par Chantal Quirion
redaction@journalagricom.ca


Avec leur bourse de 5 000 $ du Fonds de la relève agricole de l’UCFO, les trois partenaires de la ferme Bottes à carottes pourront soutenir la croissance de leur entreprise. Émilie Nolay, Gabrielle Albert et Elyna Longpré Pierre-Gilles ont lancé leur affaire au printemps dernier, une fois leur diplôme du Collège d’Alfred en poche. La ferme Bottes à carottes, c’est la mise en œuvre du projet qu’elles ont d’abord couché sur papier dans le cadre de leurs études en production végétale et qui les a motivés à poursuivre. Ces productrices maraîchères ont opté pour le modèle d’agriculture soutenue par la communauté et cela leur réussit. C’est-à-dire que leurs clients s’engagent avant la belle saison, à leur acheter une quantité établie de légumes, en leur versant une avance sur la marchandise. Cette formule déjà bien établie au Québec permet aux agriculteurs de se maintenir à flot en attendant la période des récoltes.

Pour mener à bien leur projet, les trois agricultrices ont loué une maison à Bourget, entourée de dix acres de terrain, dont elles ont mis trois acres en culture. Elles produisent 27 variétés de légumes, plusieurs traditionnels comme la tomate, la pomme de terre ou la carotte, ainsi que certains moins connus comme le pâtisson, qui ajoute saveur et couleur à l’assiette. Chaque semaine de l’été, elles composent un panier pour leurs clients, garni des produits de saison. Fait intéressant, elles proposent aussi le demi-panier qui permet aux petites familles de profiter de l’initiative. Le demi-panier convient parfaitement à deux personnes.  Bien que leur production ne soit pas certifiée biologique, aucun fertilisant ou pesticide artificiel n’y est utilisé.

Après une première saison, la ferme Bottes à carottes enregistre un bilan positif dans la mesure où elle a dépassé largement son seuil de rentabilité, soit 25 paniers. Néanmoins, ce n’est pas suffisant pour permettre à chacune de vivre des revenus de la terre. Ces entrepreneures sont toutefois pleines de ressources et misent sur la croissance de leur entreprise pour atteindre leur objectif, soit 100 paniers par saison, ce qui leur permettrait d’en vivre toutes les trois.

Elles se sont rencontrées au Collège d’Alfred, chacune ayant derrière soit une première profession. Elyna est infirmière auxiliaire, Émilie travaille à la Bergerie des sables à Curran alors que Gabrielle qui a une formation en communications enseigne sur le Campus d’Alfred. Elles sont natives d’Orléans, de Toronto et d’Ottawa respectivement. Mais, c’est dans l’Est ontarien qu’elles ont élu domicile et qu’elles ont semé les graines de leur avenir.

Et cette bourse? « On l’accueille à bras ouverts. Ça va nous permettre de répondre à la demande. »

 

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