Volume 28 Numéro 22 Le 3 août 2011

Stage pratique en soins vétérinaires

Par Marc Dumont, collaborateur


Le Collège Boréal accueille chaque été les étudiants qui ont entrepris le programme de Techniques de soins vétérinaires. Ce programme de 4 parties se suit au Collège d’agriculture d’Alfred et la troisième partie est un stage pratique au Campus du Collège Boréal de New Liskeard. Cette année ils sont 22 étudiants à venir dans le Nord de l’Ontario au mois de juillet. J’en ai rencontré 7 d’entre eux pour connaître comment ils vivent cette aventure un matin alors qu’ils apprêtaient à apprendre des notions de dentisterie sur un chien avec leur instructrice : Virginie Plumier.

« On est loin de la famille; c’est une expérience de vie; on devient plus débrouillard. On apprend à connaître les autres et soi-même. On a moins peur d’essayer. On est plus concentré sur nos études. » C’est à peu près en ces termes, que ces étudiants témoignent de leur vie en stage aujourd’hui bien qu’à l’origine ils entrevoyaient l’expérience avec appréhension.

Le groupe composé de 6 filles et d’un garçon suit une formation pratique en soin pour les gros animaux : vache, cheval, cochon et pour les animaux de compagnie : chien, chat, souris cochon d’Inde… Le cours comprend la dentisterie (le détartrage et le polissage des dents), la castration et l’ovarienne hystérectomie ainsi que le dégriffage.  Il y a également des notions de génétique, de parasitologie, des techniques d’imagerie médicale et des exercices d’examens générales y compris les vaccins, les bandages et les prises de sang.

Il est intéressant de jaser sur les motivations de ces étudiants dans leur choix de carrière. « Travailler avec les animaux, ça me relaxe! » admet Stéphanie Côté. D’autres vous diront : « Les animaux domestiques ne peuvent pas s’occuper d’eux-mêmes et nous sommes leur principale source d’aide. » « Ils te regardent et ils t’écoutent. » « Ils sont cute. » Leur passion pour les animaux les rend sensibles à la cruauté aux animaux. Ils sont bien au fait des traumatismes que peuvent vivre les animaux de la rue et tous se proposent de travailler à encourager l’existence des animaleries qui sont souvent des refuges pour animaux abandonnés ou non-désirés.

L’atmosphère au sein du groupe en est une de saines taquineries et on pourrait se laisser tenter de croire au manque de sérieux des étudiants. Cependant cette jovialité prend un tout autre visage à partir du moment de la répartition des tâches préopératoires au sein de l’équipe et de passer à la leçon du jour : la dentisterie animale.

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