Volume 31 Numéro 15 Le 11 avril 2014

Tout n’est pas terminé pour Kemptville


Isabelle Lessard

Par Isabelle Lessard
Rédactrice en chef
redaction@journalagricom.ca


L’espoir est de retour chez les étudiants et les employés du Campus de Kemptville qui sont en attente d’un miracle depuis que l’Université de Guelph a décidé de se dissocier de ses deux campus agricole de l’Est ontarien, le 12 mars dernier. Une entente entre le gouvernement et les Collège Algonquin et St. Lawrence pourraient éviter la fermeture de l’établissement.

À Alfred, il n’avait fallu que quelques heures pour que la communauté franco-ontarienne se mobilise. L’annonce de fermeture était à peine terminée que deux collèges francophones annonçaient leur intérêt pour la reprise des trois principaux programmes  d’étude. Le Collège Boréal et La Cité ont tous deux signé des ententes de principe, le premier héritant des programmes de Technologie agricole et Techniques de soins vétérinaires, tandis que La Cité offrira le cours d’alimentation.

À Kemptville, le ralliement des intervenants agricoles et scolaires se fait toujours attendre depuis de longues semaines, ce qui fait craindre le pire. Le ministre de la Formation, des Collèges et des Universités, Brad Duguid, a même dû intervenir pour demander aux collèges Algonquin et St. Lawrence de trouver des solutions pour la poursuite des programmes qui sont présentement offerts au Campus de Kemptville.

Si cette étape dans le processus pour ressusciter le campus redonne partiellement espoir en son avenir, les deux collèges se veulent très avars de commentaires et laissent même un certain flou sur les prochaines étapes.

« Nous n’avons pris aucun engagement formel à ce moment-ci autre que celui de compléter une étude, a tenu à préciser le responsable des communications du Collège Algonquin, Phil Gaudreau. C’est une situation complexe qui mérite une réflexion prudente. »

Ce dernier mentionne que les deux collèges anglophones sont à recueillir actuellement l’information sur le nombre d’inscriptions, de même que sur les états financiers. « Lorsque nous aurons une idée claire des possibilités et des défis auxquels nous auront à faire face, nous serons en mesure d’identifier nos différentes options pour aller de l’avant, dit-il. Nous espérons avoir une perspective claire au début de l’été. »

Monsieur Gaudreau se dit cependant encouragé par l’appui qu’ils ont reçu de la collectivité à ce jour et dit qu’Algonquin et St. Lawrence travailleront « avec tout l’empressement possible ».

Outre que de mentionner que Brad Duguid était heureux de cet intérêt, le service des communications du ministère de la Formation, des Collèges et des Universités n’a pas voulu ajouter de détails sur la possible entente.

Brad Duguid et Grant Crack, député de Glengarry-Prescott-Russell et aussi secrétaire parlementaire de la ministre de l’Agriculture, ainsi que le député de Leeds-Grenville, Steve Clark, ont visité le Campus de Kemptville le 25 mars. Ils ont rencontré le directeur, le président du campus et le maire de Kemptville pour étudier les différentes solutions qui s’offrent à eux.

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