Volume 30 Numéro 08 Le 5 décembre 2012

Un agriculteur dévoué à la communauté


Photo I Lessard Le nouveau directeur de district de la Fédération de l'agriculture de l'Ontario, Réjean Pommainville, devant sa ferme familiale.

Par Julie Bellefeuille
info@journalagricom.ca


Réjean Pommainville, un agriculteur de l’Est ontarien a été élu par acclamation le 19 novembre au poste de directeur de district pour la région de Glengarry, Prescott, Russell et Stormont, au sein de la Fédération de l’agriculture de l’Ontario (FAO). Il remplace ainsi Alex Furgeson, un francophile bien connu dans sa région, qui occupait ce poste depuis 2008. M. Pommainville est conscient qu’il aura de grosses pointures à chausser, surtout en matière de francophonie, mais est prêt à relever le défi.

Étant l’un des deux seuls franco-ontariens parmi les membres du conseil d’administration de la FAO, il considère le bilinguisme comme un atout important pour accomplir ses tâches de directeur. Il est honoré de représenter une région bilingue et de poursuivre le travail d’Alex Furgeson, lui aussi défenseur des droits des francophones.

Son implication en politique agricole remonte déjà à des lustres. Son frère ayant laissé sa marque en politique municipale, Réjean s’est quant à lui intéressé aux enjeux agricoles provinciaux.

Il dit pouvoir rencontrer beaucoup de gens, dont plusieurs autres agriculteurs à travers l’Ontario. « C’est intéressant à cause du contact humain. […] Quelques fois, j’ai rencontré des agriculteurs d’autres provinces et à travers le pays, donc c’est très intéressant. »

Étant engagé dans l’industrie agricole depuis longtemps, il sait aujourd’hui reconnaître les dossiers prioritaires, tels que l’accréditation des syndicats de producteurs – un dossier qui a fait la manchette récemment – et le projet de loi pour les aliments produits localement, pour ne nommer que ceux-là.

La ferme familiale
M. Pommainville est propriétaire d’une ferme de 200 acres où il cultive principalement du soya, du maïs et du foin.

Depuis son très jeune âge, il s’est dévoué à la ferme familiale de Limoges, propriété qu’il a acquise en 1975. Il représente la troisième génération à exploiter la terre. Il trayait à l’époque 45 vaches parmi le troupeau de 90 têtes.

Mordu d’implication
Au cours de sa carrière, Réjean Pommainville a cumulé de nombreux postes au sein des associations agricoles. En plus de son poste sur le conseil d’administration de la FAO, qu’il avait déjà occupé plusieurs années auparavant, il agit à titre de président de l’Association des sols et récoltes du comté de Russell.

En 2002, lorsqu’il a reçu le prix du Mérite agricole, Réjean avait confié à Agricom que «L’implication, c’est essentiel si on veut améliorer notre situation !» Et il n’a pas cessé de donner son temps à la cause depuis.

Il serait très fastidieux d’énumérer tous les associations et comités pour lesquels il a donné son temps, mais mentionnons notamment l’Association de sécurité à la ferme, le Comité permanent sur le territoire et les pratiques agricoles de la FAO, ainsi que la Commission de protection de pratiques agricoles normales.

Il a également mené de nombreuses batailles pour faire valoir les droits des agriculteurs ontariens, un travail qui lui a valu la reconnaissance et le respect de ses pairs. De fait, Réjean a reçu de nombreux prix à la suite de son implication communautaire et son dévouement à la cause agricole.

Dossiers à venir
L’agriculteur dit vouloir rapporter les projets ayant été « mis sur la banquette arrière » pendant quelque temps, notamment en raison de la prorogation de la session parlementaire et du temps consacré à l’accréditation des syndicats agricoles.

Ses collègues de la FAO et lui entreprendront sous peu des démarches afin de rencontrer les différents partis politiques provinciaux pour partager avec eux les différents enjeux agricoles en vue des prochaines élections ontariennes.

Par exemple, il voudrait que les politiciens pensent deux fois avant de sacrifier des terres agricoles pour y implanter des usines de toutes sortes. « C’est important de conserver nos terres agricoles parce que tout le monde doit manger, tout le monde doit se nourrir! » dit-il.

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