Volume 30 Numéro 14 Le 29 mars 2013

Un budget qui laisse sur la faim


Photo I Lessard

Par Simon Durand, directeur général de l’UCFO


Le ministre des Finances semble n’avoir fait ni heureux, ni mécontents dans l’industrie agricole, lors du dévoilement de son budget de 282 milliards $ le 21 mars. L’ensemble des organismes se dit satisfait, mais le manque d’argent neuf pour le secteur agroalimentaire s’est fait remarquer.

« Dans l’ensemble, nous sommes satisfaits que le Budget 2013 renferme plusieurs importantes contributions essentielles à la croissance du secteur – la réaffirmation des 3 milliards de dollars affectés au programme « Cultivons l’avenir 2 » et les investissements faits dans la recherche et l’innovation, en particulier », a déclaré par voie de communiqué le président de la Fédération canadienne d’agriculture (FCA), Ron Bonnett.

Cela semble bien refléter le sentiment de la majorité des observateurs de la scène agricole qui ont commenté le budget.

Outre l’injection de fonds déjà annoncés dans le programme «Cultivons l’avenir 2», les agriculteurs pourraient bénéficier d’investissements en recherche, par l’entremise du programme Génome Canada,  et en infrastructures en milieu rural.

Les agriculteurs ont également droit à deux bonifications mineures du système fiscal.

D’abord, l’exonération cumulative des gains en capital pour les biens agricoles passera de 750 000$ à 800 000$ à compter de 2014.

Puis, le plafond admissible pour la déduction des pertes agricoles sur leur revenu sera doublé pour les agriculteurs à temps partiel. Ce seuil passera de 8 750$ à 17 500$.

Mentionnons également que l’embauche de la main-d’œuvre étrangère sera dorénavant plus complexe. Selon le nouveau modèle proposé par le gouvernement conservateur, les producteurs agricoles qui offriront des emplois aux citoyens provenant de d’autres pays devront justifier pourquoi des travailleurs canadiens ne sont pas embauchés pour pourvoir les postes disponibles.

Bémol : la relève La FCA a toutefois émis de graves préoccupations concernant les obstacles fiscaux pour les jeunes agriculteurs et les petits agriculteurs. Puisque l’industrie agricole est le secteur où on trouvera le plus grand nombre de futurs retraités au cours des dix prochaines années, M. Bonnett aurait espéré que le gouvernement s’en préoccupe d’avantage en proposant des mesures pour contrer ce grave problème.

Francophonie Du côté de la francophonie, le président de l’Assemblée de la francophonie, Denis Vaillancourt, s’est dit «heureux d’apprendre le renouvellement de la Feuille de route pour les langues officielles 2013-2018.» Le discours budgétaire donne cependant peu de détails.

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