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Un cri de ralliement du ministre de l’Environnement du Québec


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Ottawa doit accélérer le processus d’homologation des biopesticides
À l’occasion de la réunion du Conseil canadien des ministres de l’Environnement qui avait lieu à The Pas au Manitoba, le ministre André Boisclair de l’Environnement du Québec demande au fédéral d’accélérer la commercialisation des pesticides biologiques. Il estime qu’il serait urgent d’arrêter l’utilisation abusive des pesticides domestiques, surtout en milieu urbain.

«Le problème de l’utilisation des pesticides en milieu urbain est amplifié par le fait que les consommateurs n’ont pas accès à des produits moins nocifs. C’est pourquoi j’ai demandé à ce que ce dossier soit inscrit à l’ordre du jour de la rencontre. Je veux obtenir le concours de mes collègues pour demander au gouvernement fédéral d’accélérer le processus d’accréditation des biopesticides et de procéder rapidement à la réévaluation des pesticides d’usage domestique.

De plus, une amélioration s’impose quant à la classification et à l’étiquetage des pesticides d’usage domestique», précise le ministre Boisclair.
Le Canada serait manifestement en retard sur son propre plan d’action, l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) s’étant notamment engagé à procéder, pour 2001, à la réévaluation des sept matières actives les plus couramment utilisées dans les produits destinés au traitement des pelouses, ce qui serait loin d’être terminé explique André Boisclair.

Depuis 1995, l’ARLA et l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) travaillent à harmoniser, dans le contexte de la libre circulation des produits, leur processus respectif de certification et elles ont établi un protocole conjoint visant à faciliter l’homologation de nouveaux biopesticides dans les deux pays.
Or, à l’heure actuelle, un tableau comparatif révèle le net retard du Canada par rapport aux États-Unis. On retrouve aux États-Unis 175 biopesticides connus sous 700 appellations commerciales différentes alors qu’au Canada, leur nombre s’établit à 35 seulement, que l’on trouve sous 150 appellations commerciales différentes, soit 5 fois moins, révèle le Ministre de l’Environnement du Québec.

«La santé et l’environnement me tiennent à c’ur. C’est pourquoi je souhaite prendre un leadership déterminant sur cette question. J’espère convaincre mes collègues du Conseil canadien des ministres de l’Environnement afin d’obtenir du gouvernement fédéral qu’il mette tout en oeuvre pour faciliter rapidement l’accès de nos concitoyennes et concitoyens à des produits qui présentent le moins de risques pour la santé», conclut le ministre Boisclair.

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