Volume 27 Numéro 10 Le 20 janvier 2010

Un défi passionnant: Les étudiants s’expriment!

Par Nicole Maisonneuve, Campus d'Alfred*


En tant qu’enseignante du cours Techniques de communication, je cherche à donner des ateliers sur des sujets qui seront utiles aux étudiants, et ce, de façon expérimentale. Le programme de Technologie agricole a choisi, entre autres, d’enseigner la rédaction d’articles de journaux.

Par exemple, le journal Agricom sollicite des articles sur l’agroalimentaire auprès des étudiants et du personnel du Campus d’Alfred. Pour nous, c’est une bonne façon de se faire connaître, de transmettre ses connaissances et de faire partie d’une grande équipe de communicateurs.

M. Simon Durand, directeur général de l’UCFO, a bien voulu donner un atelier l’automne dernier sur les différentes façons de transmettre de l’information dans un journal. Par la suite, les étudiants ont choisi les sujets sur lesquels ils voulaient écrire.

Vous avez déjà eu un avant-goût de leurs talents, illustré par l’article de Dominic Léveillé qui a fait la une de l’Agricom dans l’édition du 4 novembre dernier. Le sujet portait sur le Concours international de labour 2009 à Earlton.

Par la suite, Martin Boisvert a rédigé un article sur l’expérience qu’il a vécue lors de l’assemblée générale de l’Entraide universitaire mondiale du Canada (EUMC) dans l’édition du 2 décembre 2009.

Me voilà donc très heureuse de partager avec vous les articles rédigés par les autres élèves de première année du programme Technologie agricole 2009-2011. J’espère que vous aurez autant de plaisir à les lire que j’en ai eu à les réviser. Ils livrent un puissant message d’espoir pour la relève agricole.

*Nicole Maisonneuve est chargée de cours, Techniques de communication, Université de Guelph-Campus d’Alfred.
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VOICI DIX ESSAIS QUE DES ÉTUDIANTS ONT ACCEPTÉS DE PUBLIER DANS AGRICOM:


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Ma perception de l’agriculture


par Josiane Bazinet, étudiante Campus d’Alfred

En tant que « fermière », j’ai de la difficulté à imaginer le monde sans agriculture et ceci m’amène à avoir des préjugés sur les personnes vivant en milieu urbain. Je suis certaine qu’eux aussi en ont plusieurs sur les agriculteurs.

Cependant, je me suis toujours demandé s’ils réalisent que, sans nous, les agriculteurs, ils ne pourraient pas vivre.

À bien y penser, on leur fournit une des plus importantes nécessités de la vie: l’alimentation sans oublier tous les autres dérivés. Tout agriculteur, qu’il soit laitier, bovin ou maraîcher, devrait en être fier.

Selon moi, les gens des régions urbaines ne l’ont pas tous réalisé; ils croient qu’obtenir du lait ou un steak est aussi simple que d’aller au magasin du coin. Ils ne réalisent pas que pour produire ce lait, les agriculteurs doivent se lever très tôt le matin, se coucher tard le soir et sacrifier du temps en famille.

De plus, ils doivent se conformer à ce que les consommateurs veulent. Ce qui veut parfois dire de changer complètement sa façon de faire les choses, comme répondre à la demande de produits biologiques, et j’en passe.

En conclusion, j’espère avoir changé la perception des gens des milieux urbains sur l’agriculture et contribuer ainsi à la reconnaissance du travail si important et si nécessaire des agriculteurs.
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Pourquoi l’agriculture?


par Corinne Blanchet, étudiante Campus d’Alfred

Je viens de Chelsea (Qc), au c’ur du parc de la Gatineau, un acre de terrain et un plant de tomate: voilà le profil agricole de ma maison.

Alors, pourquoi me lancer dans ce domaine si complexe? J’aimerais, tout d’abord, souligner les énormes préjugés qui entourent ce métier.

En général, quand on pense à l’agriculture, on imagine des gens en salopette, qui chiquent du tabac.

Moi, j’ai eu la chance de travailler sur une ferme équestre et sur une ferme bovine. J’ai beaucoup aimé mon expérience avec les gens comme avec les animaux. En parlant avec les éleveurs, j’ai compris l’importance de planifier des années à l’avance les cultures, les rotations des champs, les naissances des bêtes et de nombreuses autres activités.

J’ai aussi remarqué qu’ils ont une autre façon de penser: les gens de la terre ont une pensée concrète et pratique; ils sont plus en contact avec la réalité. Chez les agriculteurs que j’ai connus, il n’y avait pas de stress. Quelle que soit la quantité de travail à faire, ils gardent toujours une bonne attitude.

J’ai réalisé tous les efforts que ces gens déploient pour qu’on ait de la viande de bonne qualité ainsi que des fruits et des légumes frais.

J’admire ces gens puisque la carrière de « fermier » est l’une des plus difficiles. C’est un métier qui s’exerce 365 jours par année et 24 heures sur 24.

Il faut être prêt à affronter n’importe quel imprévu et il ne faut pas avoir peur de travailler. Ils sont toujours en alerte. Par exemple, une vache peut donner naissance à un veau, un mouton peut tomber malade, la vache la plus productive peut attraper une mammite, et même le cheval le plus fort de la ferme peut se fracturer une patte, sans parler de la météo, que nous adorons tous’

J’ai choisi l’agriculture, car j’admire ce que ces braves gens font pour le monde entier. Rares sont ceux qui ont conscience du travail que des milliers de gens accomplissent pour garnir les tablettes des marchés et des épiceries. Sans eux, les aliments dont nous dépendons seraient inexistants.

J’étudie actuellement en Technologie agricole à l’Université de Guelph-Campus d’Alfred. Après mon cours, j’aimerais faire du développement international pour aider les populations dans les pays défavorisés. J’aimerais améliorer les conditions de vie des populations moins fortunées.
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Pourquoi être agriculteur ?


par Maxime Castonguay, étudiant Campus d’Alfred

Je demeure présentement sur une ferme familiale à vaches laitières à St-Isidore en Ontario.

J’accompagne mon père sur la terre depuis que je suis tout jeune. Je suis aussi le premier diplômé de la MFRFO (Maison familiale rurale franco-ontarienne) et je suis sûr d’une chose, je veux devenir agriculteur.

J’ai décidé de devenir agriculteur parce que, pour moi, c’est un métier divertissant et plein d’imprévus, comme, par exemple, les bris de machines et les soins aux animaux. De plus, j’aime m’occuper des vaches, conduire les tracteurs et les machines agricoles ainsi que travailler aux champs.

Puisque je vis sur une ferme familiale, je désire reprendre la ferme de mon père. De cette façon, je m’assure un avenir stable, car il manque de relève en agriculture.

Le métier d’agriculteur peut comporter certaines frustrations. Par exemple, il est très difficile de savoir combien d’heures l’on devra travailler dans une journée.

Une des grosses influences sur la planification du travail est la météo; il faut donc penser à couper le foin avant la pluie pour éviter des pertes.

Pour être un bon agriculteur, on a besoin de connaître la mécanique, l’électricité, la plomberie, les soins vétérinaires et bien d’autres.

Un grand avantage d’être agriculteur est que ce métier te permet de travailler avec ta famille.

C’est aussi un bon héritage à transmettre à tes enfants. Mais il faut surtout se rappeler que l’agriculture nourrit le monde et je suis fier de me lancer dans un domaine qui répond aux besoins de base des êtres humains.
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Agriculteur, le rêve d’une vie


par Akim Gagnon-Caza, étudiant Campus d’Alfred

L’agriculture, un rêve que de moins en moins de jeunes partagent. En effet, depuis plusieurs années, le nombre de fermes ne cesse de diminuer au Canada.

Dans le temps de mes grands-parents, les écoles étaient remplies de jeunes voulant aller dans le domaine de l’agroalimentaire. Cette diminution de l’intérêt pour ce domaine est due à la quantité de travail que demande la gestion d’une ferme.

De nos jours, le coût élevé pour gérer une ferme n’est pas abordable pour la majorité des jeunes. En effet, le coût des machineries et le coût pour acquérir le quota est maintenant démesuré. Pour encourager les jeunes agriculteurs du Québec, le gouvernement octroie une prime de 30 000$ pour un étudiant qui complète des études en agroalimentaire.

Depuis que je suis jeune, j’ai pu observer le déroulement sur une ferme. Les journées d’un agriculteur sont bien remplies. En passant par l’entretien de la machinerie à la culture des champs, à l’alimentation et à l’entretien des animaux, la vie d’agriculteur est très exigeante, et c’est probablement un des métiers où il y a le plus de défis à entreprendre.

Pour se lancer en agriculture, il faut avoir une bonne détermination et ne pas avoir peur du risque. Afin de pouvoir subsister et croître, la majorité des agriculteurs doit s’endetter.

Le rêve de se lancer dans cette profession est, à cause du coût élevé de démarrage d’une ferme, presque entièrement réservé aux jeunes dont les parents sont propriétaires de ferme.

De plus, plusieurs pensent que pour faire ce métier, il ne faut pas beaucoup d’études. C’est faux: ce métier est probablement celui où l’on exerce le plus de « métiers » en un seul, car l’on doit avoir des connaissances en plomberie, en électricité, en mécanique, en soins vétérinaires, en agronomie, etc.

Par contre, le rêve de grands espaces et le goût de l’aventure nous permettent d’avancer. On se dit aussi que l’on nourrit le reste de la population. Ce rêve est grand, mais réalisable et jamais il ne disparaîtra.
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Pourquoi l’agriculture ?


par Daniel Kuhn, étudiant Campus d’Alfred

J’aimerais vous expliquer ma passion pour l’agriculture.

Tout a débuté en 1986, alors que je n’avais que 4 ans. Mes parents ont immigré au Canada de la Suisse dans le but de faire l’acquisition d’une ferme laitière dans la région de Drummondville au Québec.

De ce fait, j’ai donc passé mon adolescence dans le domaine de la production laitière où je me suis découvert des affinités pour l’agriculture.

Par la suite, soit en 1996, nous avons vendu cette ferme, due à l’impossibilité d’effectuer des agrandissements à celle-ci.

Après la vente, nous avons fait l’acquisition d’une exploitation laitière à Vankleek Hill en Ontario où pendant deux ans, notre chiffre d’affaires a doublé en importance.

Nous avons ensuite eu la chance de vendre cette ferme et avons dirigé notre choix dans la région de Lancaster. Nous avons acheté une exploitation avec de meilleurs bâtiments agricoles où nous avons pu finalement stabiliser notre train de vie adéquatement.

Étant établi à cet endroit depuis 1998, et par le fait même, ayant acquis des connaissances dans le domaine, j’ai donc dû accomplir des tâches qui comportaient de plus en plus de responsabilités.

J’ai appris ce métier et ses valeurs de façon à y connaître les avantages et les inconvénients qui s’y rattachent. Ce ne fut pas toujours facile d’agencer études scolaires et travaux sur la ferme en plus de vivre une adolescence assez active!

En 2003, mon père a été gravement malade et cela nous a obligé à nous départir de la portion laitière de notre ferme, car, compte tenu de mon âge, il m’était impossible d’en assumer l’entière responsabilité.

Cela m’a obligé à remettre en question mon rêve de devenir agriculteur en production laitière.
Par la suite, j’ai obtenu quelques emplois dans divers domaines pour finalement me rendre compte que l’agriculture m’intéresse plus que jamais, malgré les difficultés qu’on peut y rencontrer, au niveau des coûts élevés et des découragements qui peuvent s’ensuivre. La passion de l’agriculture est vraiment innée en moi.

C’est pour cela que j’ai décidé de m’inscrire à l’Université de Guelph-Campus d’Alfred pour en faire l’obtention d’un diplôme en Technologie agricole.
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Pourquoi l’agriculture ?


par Maxime Latour, étudiant Campus d’Alfred

Je suis né dans la petite région francophone de l’Est de l’Ontario. Ma plus grande passion est l’agriculture.

Dès l’âge de cinq ans, j’ai passé plusieurs de mes nuits dans le tracteur, couché aux pieds de mon père. À l’âge de 10 ans, j’ai commencé à effectuer des petites tâches sur la ferme familiale.

J’ai maintenant 18 ans, un peu plus mature, mais possédant toujours la passion de ma jeunesse.

Par exemple, dans mon petit village de St-Albert, il y a une fromagerie coopérative qui compte 38 membres. Pour être membre, il faut être agriculteur. C’est à cette fromagerie que plusieurs fermiers de la région vendent leur lait.

Je trouve cela extraordinaire, car on encourage l’économie de la région, évitant ainsi que les fermiers envoient leur lait à de grandes entreprises sans savoir où le lait est distribué ni ce qui est produit à partir de celui-ci.

Trop de gens croient que l’agriculture est un métier qui ne nécessite pas d’éducation. Ce qu’ils ne savent pas c’est qu’avec la technologie d’aujourd’hui, les agriculteurs sont souvent plus éduqués que la plupart des gens. Quand on gère une entreprise qui vaut plus de dix millions de dollars, je pense qu’il ne faut pas être un « deux de pique » pour pouvoir réussir.

C’est la raison pour laquelle l’agriculture me passionne tant; le défi de se lever à chaque matin, sept jours sur sept, pour que la planète soit nourrie adéquatement et pour que les gens de la région aient à portée de leurs mains des produits régionaux de qualité.
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Pourquoi l’agriculture?


par David Latulippe, étudiant Campus d’Alfred

Passionné de l’agriculture, j’ai choisi de poursuivre mes études en Technologie agricole à l’Université de Guelph?Campus d’Alfred. En fait, un de mes plus grands rêves serait de prendre la relève de la ferme laitière familiale.

J’ai décidé d’étudier en agriculture au Campus d’Alfred pour plusieurs raisons. Premièrement, étant donné que j’habite sur une ferme laitière, j’ai l’agriculture à c’ur. De plus, j’aime la diversité des travaux à effectuer sur une ferme.

Les tâches varient de jour en jour, il ne s’agit pas de la même routine. Aussi, j’aime effectuer plusieurs travaux dont l’entretien de la machinerie, le travail aux champs, les foins, les récoltes et sans oublier la traite des vaches.

J’aime les travaux manuels sur une ferme. Également, étant donné que je suis un gars qui aime le plein air, l’agriculture est faite pour moi. Un des grands avantages d’être agriculteur est que je ne suis pas obligé de travailler dans un bureau toute la journée. En plus, lorsque l’on est agriculteur, on est le patron de notre entreprise.

Nous devons être responsables de tout. Personnellement, je ne serais pas capable de travailler enfermé dans un bureau puisque j’ai un grand besoin de bouger tout en travaillant.

J’ai aussi choisi l’agriculture parce que j’aime relever des défis chaque jour. Puisque je travaille sur une ferme laitière, je sais qu’il y a constamment de défis à relever. Par exemple, j’aime voir des récoltes au-delà de la moyenne, car cela veut dire que l’agriculteur a su relever son défi.

J’ai également un grand intérêt dans la production laitière. De nos jours, il est important que les vaches aient une bonne génétique et qu’elles soient bien nourries si nous voulons qu’elles produisent le plus de lait possible. Ce genre de défi m’intéresse vivement.

Et finalement, de nos jours, l’agriculture est une pratique très importante; sans l’agriculture, il n’y aurait pas de nourriture. C’est grâce à nous, les agriculteurs, que les gens de la ville peuvent avoir de la nourriture, comme le démontre le slogan « Farmers Feed Cities ». Sans agriculteurs, personne ne pourrait survivre.

Donc, ces quelques raisons expliquent pourquoi j’ai décidé de poursuivre mes études en agriculture. Je sais, avec expérience, que le métier d’agriculteur comporte beaucoup de responsabilités et je crois être en mesure de les surmonter afin de devenir un excellent agriculteur.
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Les « fermiers » d’aujourd’hui


par Vanessa Mallish, étudiante Campus d’Alfred

Les gens de la ville ont une image du « fermier », avec des bottes à jambes et une salopette, qui travaille dans les champs du matin au soir. Mais ils n’ont aucune idée du travail qu’ils font.

L’industrie agricole est de plus en plus exigeante; les petits agriculteurs ont peine à suivre le rythme. Prenons, par exemple, l’industrie de la vache laitière, pour survivre dans le métier, les agriculteurs doivent avoir le sens du marketing, le sens des affaires et avoir des bonnes vaches qui produisent beaucoup.

Ces agriculteurs sont soumis à plusieurs tests et les normes sont très sévères. Les « fermiers » doivent donc être à la fine pointe de la technologie pour suivre la vague de production qu’on connaît depuis les dernières années.

Les agriculteurs sont des bourreaux du travail dans le but de nourrir la population. On peut bien dire tout ce que l’on veut, mais ces personnes travaillent sans relâche pour faire rouler l’économie.

Les agriculteurs sont des passionnés. Donc, la prochaine fois que vous verrez un tracteur sur la route, au lieu de le dépasser à toute vitesse, prenez le temps de le saluer et de le remercier parce que, sans agriculture, que mettriez-vous dans vos assiettes’
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Pourquoi j’ai choisi d’étudier en agriculture ?


par Henri-Olivier Spiroux, étudiant Campus d’Alfred

J’ai choisi d’étudier en agriculture non par obligation, mais plutôt par passion; cette passion existe dans notre famille depuis déjà plusieurs générations. Le fait que mon père et mon oncle, tous deux d’origine belge, aient acheté un bout de terre ici au Canada a eu un gros impact sur ma vie.

Permettez-moi de vous raconter comment ça s’est passé. Mes grands-parents vivaient à loyer sur une petite ferme en Belgique. Le propriétaire de la ferme avait des garçons qui voulaient devenir «fermiers». Donc, mes grands-parents ont dû quitter la ferme. Ils ont été dédommagés et, grâce à cette somme d’argent, mon père et mon oncle ont pu acheter une ferme au Canada.

Mon oncle possède une ferme laitière de 30 hectares avec 20 kilos de quota. Mon père possède un terrain de 170 hectares et il gère une compagnie d’excavation.

Lorsque mon père est arrivé ici en 1981, il rêvait de posséder 40 hectares et de diriger sa propre compagnie d’excavation. En apprenant mon intention de devenir agriculteur, mes parents ont décidé d’acheter des terres avoisinantes.

Avant l’achat de notre dernière acquisition de 30 hectares, en avril 2008, nous nous sommes beaucoup consultés. L’autre possibilité était de se lancer dans la production laitière avec un quota de 30 kilos. Nous ne l’avons pas fait à la suite de la discussion avec mon oncle, qui lui n’étant pas marié n’a pas de succession. Je pourrais donc prendre la relève de sa ferme laitière. Il prendrait sa retraite lorsque j’aurai terminé mes études en Technologie agricole.

C’est donc une chance pour moi, car je travaille dans son étable et j’effectue les travaux chez lui, ainsi qu’à la maison avec mon père et mes frères depuis que je suis tout petit.

L’agriculture représente pour moi une source de liberté qui, selon moi, ne peut se retrouver dans aucun autre métier. C’est donc pour cela que je m’oriente vers le plus beau métier du monde, soit celui d’être agriculteur.

Mon rêve le plus grand serait de posséder la ferme de mon oncle avec environ 50 kilos de quotas tout en conservant les terres actuelles, mais surtout d’avoir une relève avec qui je pourrais partager ma plus belle passion: l’agriculture.
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Pourquoi l’agriculture?


Patrick Théoret, étudiant Campus d’Alfred

Pourquoi l’agriculture? Est-ce que nous devons nous poser cette question’ Je crois que oui. Il est évident que le choix se fait de façon toute naturelle quand on a une passion et un désir en soi. On peut tenter de poursuivre différents types d’emplois, mais on n’y trouvera pas le bonheur.

Nous avons souvent tendance à retourner à nos racines. Dans mon cas, je suis un jeune homme de 32 ans, descendant de deux familles impliquées en agriculture.

Après 16 ans à travailler dans un domaine qui ne m’intéressait plus, je me suis rendu compte que je ne pouvais plus continuer de cette façon, car cela ne comblait pas mes besoins et ne me satisfaisait plus.

Ceci m’a incité à poursuivre mes études dans le domaine qui me passionne le plus: l’agriculture. Une journée de travail ardu sur la ferme me procure une satisfaction personnelle élevée et une grande fierté que je ne peux vivre dans aucun autre genre d’emploi.

Parfois, je me demande si les gens sont conscients du travail et des sacrifices effectués par les agriculteurs pour apporter les produits à leur table. Je crois que certains agriculteurs ont beaucoup de difficulté à subvenir à leurs besoins.

Par exemple, les éleveurs de bovins de boucherie ainsi que les éleveurs de porc ne retirent qu’un maigre profit pour leurs efforts. Les producteurs de grandes cultures reçoivent souvent moins que prévu au moment de la vente.

Hélas, je crois que le gouvernement et les consommateurs doivent être au courant de ces aspects pour les sensibiliser à la cause et ainsi valoriser les agriculteurs.

Quand je pense à tout cela, je trouve que mes collègues de classes sont des personnes très courageuses d’entreprendre le programme de Technologie agricole pour ensuite faire carrière dans un domaine comportant de si nombreux défis.

Toutefois, je crois que ce programme offert à l’Université de Guelph-Campus d’Alfred offre tous les outils, toutes les connaissances et tous les conseils nécessaires pour réussir. Nous, les étudiants, allons être bien outillés pour la conquête et pour l’épanouissement du monde de l’agriculture.

Ensemble, nous allons entreprendre de beaux passages afin de contribuer à fournir la nourriture à tous les gens de la planète.

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