Volume 33 Numéro 10 Le 22 janvier 2016

Un exploit pour la famille Smith de Hight Point Farms


La famille Smith, Julie, Robert et Michael posent avec High Point Golden Rose, Grande Championne lors de la competition 2015 Ontario County Holstein Show. Crédit photo:BarnGirls Photography

Marc Dumont

Par Marc Dumont
Correspondant – Nord de l'Ontario
info@journalagricom.ca


Pour la toute première fois, Holstein Canada  décerne une quatrième plaque de Maître-éleveur à la même entreprise, la ferme High Point Farms de Port Perry, située à environ une heure au nord de Toronto.

Ainsi, les propriétaires, Robert Smith et le couple formé de son fils Micheal et son épouse Julie ajoutent cette reconnaissance à celles méritées en 1968, 1993 et 2001. Ils remportent d’ailleurs régulièrement  des compétitions dans les différents salons agricoles. En 2012, la ferme High Point Farms a remporté le prix de meilleur éleveur et de meilleur exposant au salon Ontario County Holstein. Cette même année, les Smith ont obtenu des prix pour des veaux intermédiaires et seniors à d’autres salons. En 2013, c’est à l’Ontario Spring Show qu’il y a eu une autre reconnaissance. Bien que tous ces prix soient excitants à obtenir, cela ne fait pas augmenter la valeur des animaux. Cela contribue toutefois à l’image de marque. « C’est bon pour la publicité, le marketing et ça ajoute à la petite histoire », explique Micheal Smith.

En apparence, la ferme familiale des Smith est une ferme laitière comme tant d’autres en Ontario. Fondée en 1914, elle possède aujourd’hui un troupeau laitier de 35 vaches pur sang sur une superficie de 325 acres. Jusqu’ici, rien de bien spécial, sinon que l’exploitation est même de petite taille. Pourtant, ils ont exporté des animaux sur tous les continents excepté l’Antarctique. Ils ont su s’adapter également, lorsque la crise de la vache folle a mis un frein à toutes les exportations. « Cela a repris un peu au Royaume Uni mais ce ne sera plus comme avant. Le marché a changé. Nous avons commencé à vendre des embryons. Maintenant, les gens se sont habitués à obtenir la génétique qu’ils veulent de cette façon, il ne se vend presque plus d’animaux vivants à l’exportation. »

Le succès de Micheal, Julie et Robert ne relève pas d’un secret industriel. La réussite est attribuable au fait qu’ils sont fiers de ce qu’ils font, qu’ils cherchent par tous les moyens à améliorer le troupeau, qu’ils travaillent fort sans relâche et surtout, qu’ils ont une vision des résultats voulus. Pour arriver à maîtriser l’art de l’élevage d’un troupeau équilibré, tout est réfléchi. Il faut la meilleure alimentation possible, y mettre du temps et prendre les bonnes décisions en matière de génétique. C’est le prix de la haute qualité. « Après tout, le troupeau est aussi bon que la qualité des décisions », ajoute Micheal.

Finalement, tout prend du temps. « Ça n’arrive pas du jour au lendemain. Il faut se donner un plan et des objectifs. Ne jamais se décourager lorsque les temps sont durs et se battre pour passer au travers. Et surtout, il faut prendre le temps de jouir des bons moments. » Recevoir une plaque de Maître-éleveur est agréable et Micheal Smith veut y voir aussi un hommage pour ses parents et grands-parents qui étaient animés de la même flamme que lui.

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