Volume 30 Numéro 15 Le 12 avril 2013

Un fonds de gestion des risques pour les éleveurs de boeufs de grain


Photo archives

Josianne Haspeck

Par Josianne Haspeck
Collaboratrice
info@journalagricom.ca


L’Ontario Cattle Feeders’ Association créera un fonds de gestion des risques grâce à une subvention gouvernementale non renouvelable de 10  millions $.

Géré par l’Ontario Cattle Feeders’ Association (OCFA), ce fonds favorisera le secteur puisqu’il aidera à la stabilisation des prix pour les producteurs participants.

Le directeur général de l’OCFA, Jim Clark, souligne qu’il aura fallu cinq années pour aboutir à cette aide du gouvernement ontarien. « Ce n’est pas de le convaincre qui a été difficile, mais de trouver l’argent. […] La subvention servira spécifiquement aux opérations de couverture et au commerce du bétail. Nous espérons que ce fonds existera toujours. C’est notre objectif », soutient-il.

L’OCFA voit le fonds comme un moyen d’attirer les jeunes producteurs à choisir le secteur d’activité du bétail. « Il y a tellement de risques reliés. Beaucoup de nos producteurs vieillissent et se rapprochent de l’âge de la retraite. Nous voulons montrer aux producteurs comment conserver leur argent dans le secteur du bétail avec très peu de risques », mentionne-t-il

On dénombre 500 fermes familiales qui seraient sujettes à profiter de ce nouveau programme de gestion des risques. Elles représentent environ 80 % de tous les éleveurs de bétail de l’Ontario. « Nos plus petits producteurs ne participent pas normalement aux opérations de couverture ou n’achètent pas d’options sur leur bétail. C’est un environnement différent pour eux. Les producteurs auront l’argent à investir. Notre objectif, c’est de faire le travail pour eux pour qu’ils sachent comment cela fonctionne. Les producteurs payeront des honoraires qui seront réinvestis à l’intérieur du fonds », explique-t-il.

Selon M. Clark, les producteurs ne veulent pas le savoir, ils veulent le voir, comme le dit le dicton. « Nous espérons pouvoir présenter le programme quelque part en juin ou juillet. Il y a beaucoup de travail à faire en raison des associations distinctes », précise le directeur général. L’association embauchera d’ailleurs du personnel pour faire connaître le programme et aider les producteurs à en profiter.

Le fonds ontarien de gestion des risques des entreprises d’élevage de bœufs de grain a donc pour objectif de soutenir la commercialisation de « ce produit ontarien de qualité supérieure » tout le long de la chaîne, c’est-à-dire, de la ferme à la table.

La première ministre et ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Kathleen Wynne, estime que ce partenariat s’inscrit dans le prolongement du projet de loi sur les aliments locaux que son gouvernement a déposé. « Le bœuf de grain de l’Ontario trace la voie à suivre, car il aide les éleveurs à commercialiser leurs viandes d’après leur lieu d’origine ou la façon dont elles ont été produites. C’est une autre raison pour les consommateurs de privilégier les produits alimentaires de chez nous », déclare-t-elle.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *