Le 3 juin 2004

Un nouveau réseau pour le développement de la ruralité franco-ontarienne

Par Nathalie Forgues


L’honorable Don Boudria (à g.) présente un chèque symbolique de 65 000 dollars à l’Union des cultivateurs, représentée par Nadia Carrier, directrice générale. Photo N.Forgues.

L’honorable Don Boudria, député de Glengarry-Prescott-Russell, a remis un chèque de 65 000$, le 19 mai dernier, à l’Union des cultivateurs franco-ontariens (UCFO) pour la conception du projet Réseau virtuel franco-ontarien pour un développement rural intégré.

Ce dernier a été retenu dans le cadre du concours du programme Francommunautés virtuelles pour la période 2003-2005. L’aide financière reçue permettra de construire un portail interactif qui servira de point de rassemblement aux intervenants du milieu rural.

Le programme Francommunautés virtuelles va permettre de favoriser l’accès des francophones à l’information et au réseau Internet. Comme le souligne M. Boudria, « l’Internet est principalement anglophone ne laissant pas une grande place aux minorités linguistiques afin de s’épanouir ».

« Cette initiative de l’UCFO et de ses partenaires vient souligner notre attachement à notre langue, ajoute avec fierté le député de Glengarry-Prescott-Russell. La mise en place du réseau virtuel franco-ontarien, vient ajouter à l’année charnière 2004 qui souligne le 400e anniversaire de la présence francophone en Amérique du Nord. »

Le Réseau virtuel franco-ontarien est l’un des 26 projets, en provenance des organismes francophones et acadiens du pays, retenu pour la réalisation de projets novateurs en français visant à l’élaboration de contenus, d’application et de services de langue française sur Internet.

«Le Réseau est une démarche collective, mentionne Nadia Carrier, directrice générale de l’UCFO. C’est avec l’entraide de partenaires et de collaborateurs que le projet va prendre de l’expansion. Tout au long de la démarche du projet, on veut aller chercher des collaborateurs. »

La conception de ce projet remonte à quelques années. L’UCFO voulait offrir aux divers intervenants la possibilité de mieux se connaître. « Les gens des milieux ruraux ne se connaissent pas nécessairement à cause de la distance qui les sépare. Ce n’est pas comme dans les villes où tous les gens sont proches », mentionne Nadia Carrier.

Le projet va faire son apparition initialement au niveau de la région de l’Est ontarien pour ensuite se répandre dans les autres régions francophones de l’Ontario.

Dès juin 2004, le coordonnateur du projet travaillera à l’élaboration du site Internet. Par la suite, les collaborateurs intéressés vont pouvoir s’ajouter en communiquant avec le coordonnateur. Afin de garder l’information transmise sur le site Internet actuel, les partenaire pourront eux-mêmes faire les modifications nécessaires.

Plusieurs participants des organismes partenaires collaborent déjà à l’élaboration du projet. Ces membres proviennent de l’UCFO, du Développement des ressources humaines Canada, du Réseau des jeunes entrepreneurs en agroalimentaire, de la Société de développement communautaire de Prescott-Russell, de la Chambre économique de l’Ontario, du Regroupement pour le développement économique et de l’employabilité de l’Ontario, du Développement des collectivités rurales de l’Ontario, des Comtés unis de Prescott-Russell, du Phoénix, du Collège d’Alfred et du Secrétariat rural du Canada.

« Le site Internet va servir de portail pour présenter les projets en cours, partager les ressources, tout en recherchant des partenariats et en offrant une formation aux divers organismes », précise Nadia Carrier.

Le rôle actuel de l’UCFO est de faire connaître le projet, de mettre en oeuvre sa structure et de rendre le site accessible. Comme le souligne la directrice de l’UCFO, « il faut permettre aux villages de rester dynamiques, d’en connaître plus sur les domaines de l’éducation, de la culture, des loisirs et de la santé qui les entourent ».

Échange d’expertise

Le projet va s’introduire sous forme d’outil de communication via le site Internet. Celui-ci va contenir un répertoire des organismes présents dans les milieux ruraux. Chaque organisme va décrire son mandat, ses réalisations, ses objectifs, sa vision et ses projets.

Le site va également contenir un forum de discussion qui va permettre « un échange d’expertise et de connaissances entre les intervenants puisque le but est d’aller chercher des collaborateurs en provenance de d’autres régions francophones », mentionne Nadia Carrier.
Une ?veille informationnelle?, visant à se tenir au courant de toutes les dernières nouveautés dans le domaine, va offrir la chance aux intervenants d’être mieux informés des succès de certains projets effectués dans d’autres régions ou pays.

Les fondateurs du projet veulent également offrir des rencontres stratégiques avec des fonctionnaires et des politiciens afin de mieux connaître les programmes d’aide offerts. « Il existe plusieurs programmes mais les gens ne les connaissent pas et ne les utilisent pas », ajoute Mme Carrier.
C’est un partage des connaissances et une façon de préserver les services qui sont offerts présentement dans les milieux ruraux. « Les gens pourraient s’inspirer des projets des autres tout en vérifiant les points positifs et négatifs de l’activité afin de ne pas commettre les mêmes erreurs, indique Nadia Carrier. Le projet va également offrir une meilleure communication entre les organismes afin d’éviter que deux projets qui se ressemblent soient mis de l’avant lorsque l’union de ceux-ci offrirait des résultats plus concrets. »

Le projet Réseau virtuel franco-ontarien ne sera pas seulement axé sur le milieu de l’agriculture. Au fil des ans, le milieu rural a beaucoup évolué offrant à l’UCFO le mandat de promouvoir celui-ci.

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