Volume 29 Numéro 13 Le 2 mars 2012

Un nouveau virus européen dans la mire


Photo I Lessard

Par Isabelle Lessard, journaliste
redaction@journalagricom.ca


Un nouveau virus s’attaquant aux ruminants inquiète sérieusement les autorités sanitaires européennes. Le virus baptisé Schmallenberg a frappé en Allemagne, en Belgique, en Grande-Bretagne, en France et aux Pays-Bas depuis son éclosion en novembre dernier.

Le virus de Schmallenberg n’est pas transmissible d’un animal à l’autre, d’après les observations des médecins vétérinaires. Il se propage principalement par des piqûres d’insectes. Les tiques, les moucherons et les mouches piqueuses seraient responsables de l’infection d’un si grand nombre d’animaux.

Ceux qui présentent des symptômes tels que la fièvre, la diarrhée, la diminution de la production laitière sont immédiatement mis sous surveillance. De nombreux cas de malformations congénitales ont aussi été observés chez les ruminants atteints du virus.

L’infection par le virus Schmallenberg pourrait expliquer la vague de symptômes dont ont souffert des vaches laitières aux Pays-Bas et en Allemagne à l’été dernier. Aucune cause n’avait été identifiée jusqu’à présent.

Surveillance canadienne

Du côté de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), on dit surveiller le dossier de très près. Dans un communiqué, l’Agence soutien que «rien n’indique jusqu’à maintenant que le virus est associé à des cas de maladie chez des humains ».

Une équipe formée d’employés de l’ACIA et de représentants américains surveillent l’émergence du virus et recueillent l’information pour l’évaluer.

D’ailleurs, l’importation de bovins, de chèvres et de moutons provenant d’Europe est prohibée.

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