Volume 30 Numéro 19 Le 7 juin 2013

Un pas de plus vers la reconnaissance des droits des francophones, mais…


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Isabelle Lessard

Par Isabelle Lessard
Rédactrice en chef
redaction@journalagricom.ca


Pour l’Union des cultivateurs franco-ontariens (UCFO), la décision du juge Michel Charbonneau en faveur des producteurs franco-ontariens est un gain inestimable pour la communauté agricole, mais son directeur exécutif, Simon Durand, ne cri pas victoire. Il se veut prudent quant aux répercussions « limitées » de ce jugement de la cour.

Selon lui, le cas des producteurs de poulets de l’Est ontarien en est un particulier qui ne pourra pas nécessairement permettre aux autres producteurs agricoles francophones de faire avancer leur cause concernant leurs droits linguistiques.

« Ils avaient l’avantage d’avoir un historique commercial qui leur permettait de garantir ce droit [de faire affaire dans la langue de leur choix], mais on aimerait que tous les producteurs ontariens qui veulent transiger avec une agence de commercialisation, peu importe leur localisation dans la province, puissent le faire en français », a-t-il confié à Agricom.

Simon Durand ne se fait pas d’illusion. « Je ne pense pas que cette décision ait une influence sur les producteurs d’oeufs ou de lait puisque ceux-ci ont déjà accès à des infrastructures sur des marchés locaux dans l’Ontario », ajoute le directeur exécutif, non sans un brin de désolation.

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