Volume 35 Numéro 09 Le 15 décembre 2017

Un Prix de la première ministre pour la Ferme avicole Laviolette


La Ferme avicole Laviolette reçoit un Prix de la première ministre pour l'excellence en innovation agroalimentaire. On reconnaît Marcel Laviolette de cette entreprise familiale.

Par Chantal Quirion


La Ferme avicole Laviolette de St-Isidore a été honorée d’un Prix de la première ministre pour l’excellence en innovation agroalimentaire.

L’entreprise produit, classifie et distribue des oeufs aux épiceries, restaurants et grossistes dans l’Est ontarien et le sud du Québec.

Pour Marcel et Pascal Laviolette, propriétaires de l’entreprise familiale, il ne s’agit pas d’une première reconnaissance, c’est la deuxième fois que la province leur décerne ce prix prestigieux. En 2014, on le leur avait attribué pour le marquage des œufs, procédé déterminant à l’époque dans le cheminement vers la traçabilité des aliments. En 2012, l’entreprise avait été la première en Ontario à implanter un système automatisé qui appose sur chaque œuf un code alphanumérique.

Cette fois-ci,  on reconnaît les pratiques exemplaires et innovatrices mises de l’avant par les propriétaires dans toutes les sphères de leurs activités. Par exemple, dans le soin apporté aux détails de la construction de leur dernier poulailler en 2016 selon les normes du système enrichi.

Le bâtiment de 260 pi X 41 pi avec plafond de 11 ½ pi loge 19 300 pondeuses et pourrait en accueillir jusqu’à 20 000.  Il répond aux normes en vigueur pour les constructions bâties à compter du 1er juillet 2016, selon les derniers critères d’élevage des Producteurs d’œufs du Canada (POC). Les frères Laviolette sont de ceux qui croient que c’est en optant pour ce qu’il y a de mieux dans chacun des détails que l’on arrive à un résultat optimal. Puisque personne n’arrive à tout contrôler, en ayant le meilleur partout, même si on accuse de petites pertes de rendement ici et là, on ne peut qu’atteindre la performance.  Aussi, payer plus cher au départ s’avère généralement plus rentable à long terme, à leur avis, que ce soit pour la construction ou dans l’équipement pour le confort des animaux.  Les économies générées sur les coûts de main-d’œuvre, d’entretien ou d’intrants compensent l’investissement.

« C’est sûr que tu ne le fais pas pour un prix, mais on a toujours été assez avant-gardiste et proactif dans notre manière de travailler. Notre vision quand on a bâti c’était d’être capable de rencontrer  les exigences du futur », explique Marcel Laviolette en mentionnant que pour lui et son frère, cet investissement, comme plusieurs qui ont cours présentement dans l’entreprise, a été fait en pensant à la relève.

À eux deux, les deux frères ont six enfants. Pour Kevin, l’aîné de Marcel le choix est déjà clair. Dès ses études en gestion des affaires terminées, il rejoindra l’entreprise. Les autres sont trop jeunes, quoique Justin qui étudie en 11e année a manifesté de l’intérêt, indique son père, Marcel Laviolette.

Cette nouvelle construction s’ajoute aux bâtiments du site principal, non loin de là, qui comprend un poste de classement et un autre poulailler. Au total, 45 000 poules pondeuses sont réparties sur les deux sites et il y a encore de l’espace pour en accueillir 10 000 autres. Au rythme où vont les augmentations de quota, cela pourrait s’inscrire dans un avenir pas si lointain.

La Ferme avicole Laviolette est aussi à procéder à l’agrandissement de son poste de classement au terme duquel l’entreprise sera au nombre des gros classeurs d’Amérique du Nord.

« À partir de janvier, on va doubler notre superficie et on va augmenter la vitesse pour accommoder notre croissance de marché », explique encore Marcel Laviolette.

Ce dernier indique qu’ils ont mené plusieurs projets ces dernières années dont l’acquisition d’un logiciel de tenue de dossiers pour améliorer les systèmes de production et de distribution à la ferme.

« On est dans le vent d’où ce qu’on s’en va, pas d’où ce qu’on s’en vient »,  conclut Marcel Laviolette en imageant l’idée qu’il faut voir devant comme chef d’entreprise. Depuis 10 ans, dit-il le quota pour la production d’œufs a connu une croissance de 28%. En ayant encore une capacité d’accueil, ils pourront le cas échéant profiter de ces opportunités. 

« Tu investis pour le futur. On essaie d’y aller sur une longue échelle. »

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